‹ Hésiode et son poème moralChapitre 23 sur 165 · Cf. Tr., v. 74, — Théogonie, v. 674 sq · texte numérisé non relu

Cf. Tr., v. 74, — Théogonie, v. 674 sq

7.. Cf. Tr., V. 493 sq. Des coutumes semblables ont longtemps existé dans nos campagnes; cf. G. Sand, les Maîtres Sonneurs, p. 100, etc.

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forgerons, tous les gens inactirs venaient passer leur temps à pérorer en vrais Hellènes, abandonnant leurs champs et leurs greniers >; des rivalités s'élevaient sans doute, et les élégants de village devaient épuiser leur ingéniosité et leurs ressources à briller plus que leurs voisins, à obtenir plus de succès auprès de leurs auditeurs des deux sexes ».

A mener cette vie, Perses avait peutrêtre déjà des dettes quand il perdit son père^. Incapable d'augmenter son patrimoine par le travail, il voulut accroître frauduleusement la part d'héritage qui lui revenait. Les deux frères, ne pouvant se mettre d'accord sur le partage, portèrent l'affaire devant les magistrats qui exerçaient dans la ville voisine le pouvoir judiciaire en même temps que l'autorité civile : les « rois o de Thespies. Ces rois, élus par le peuple, le gouvernaient par leur ascendant personnel plutôt que d'après des lois établies : le régime patriarcal de Tâge héroïque n'avait pas encore fait place à celui de la cité organisée^. L'une des principales attributions des rois était de siéger sur l'agora, où se jugeaient tous les procès et contestations^. L'honnête Hésiode, confiant dans son bon droit, se garda d'intriguer; Perses acheta les juges, qui se laissèrent corrompre, et gagna son procès 6.

Il ne s'en tint pas là : après avoir dépouillé son frère, il ne cessa de le molester, de soulever des différends qu'il espérait voir de nouveau soumettre aux juges; mais Hésiode, frustré' une première fois, ne voulut pas tenter une autre épreuve : si un second partage doit être fait, ce sera à l'amiable, « par un de ces jugements équitables et bons qui émanent de Zeus^. »

I. « Ta x^^^^s^^f *^ ^i^ ^^^ scolie du vers ^gB, « napà toî; itaXaiot; âOupa t)v, xat 6 povX6(ievo; Et(rr)Si xai iOeptiotCvETO... »

9. Voir ringénieuse application que M. Mondot, dans sa thèse sut Hésiode et son siècle (Mpnlpellier, i835), fait à Perses du mythe de Pandore.

3. Cf. Tr,, V. 4o.'i, 6^7 ; l'àproté qu*il apporta dans ses contestations avec Hésiode a bien pu être augmentée par la gène où il se trouvait, et le besoin qu'il avait de ressources plus considérables.

4. Cest ce qui a été montré notamment par Grote, Histoire de la Grèce, t. Il, ch. VI. — D'après Diodore do Sicile (IV, ag, 4), ces rois étaient au nombre de sept.

5. Sur l'agora et le pouvoir judiciaire exercé par les rois, voir Homère, H., IX, V. 33, 441,— XVIII, v. 497-5o8; — Od., II. v. i sq., etc. — Cf. Théogonie, v. 434,— fr. 7 Rzach, v. 3 : OtpitvTOTr^Xoi pa«nXT)c;, expression qui se retrouve dans l'hymne à Dèméiev (Hymn. Hom,, IV, v. io3).

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