Cf. Théogonie, v. 88-90, etc
Sa ii£siODE
aurait fallu compter'. Enfin, la liberté et même l'intempérance de langage n'ont rien d'anormal chez un peuple où, aujourd'hui encore, un ministre, interpellé et critiqué dans la rue par un épicier, se borne à lui rétorquer sa raillerie >.
Il est donc peu probable qu'Hésiode ait quitté la Béotie pour se fixer en Locride^. Suivant une légende très fantaisiste, c'est dans une ville dp cette contrée, à Œnoé, qu'il aurait trouvé la mort. On ne peut guère admettre cette tradition, bien qu'elle ait été acceptée par tous les anciens^ : Hésiode aurait été tué dans une embuscade par deux jeunes Locriens, Amphiphanès et Ganyctor, dont il avait séduit la sœur, nommée Gtimène; de cette union serait né le poète Stésichore^; suivant d'autres, Hésiode, innocent, fut tué à la place du vrai coupable, son compagnon Mélésîas^. Son cadavre, jeté dans un fleuve, puis recueilli par des dauphins, aurait été découvert par des Locriens, qui l'ensevelirent dans le bois sacré du Néméion, comme un oracle l'avait prédit à Hésiode. Plus tard, selon les prescriptions de la Pythie, les habitants d'Orchomène firent rechercher ses restes et lui élevèrent un tombeau 7.
I. Voir notamment aux chants I, VIII, XIII, XVII et XXII de VOdyssée le respect qui entoure les aèdes Phémioset Démodocot. Cf. l'expression, courante chez Homère,