‹ Hésiode et son poème moralChapitre 29 sur 165 · I. Cf. rr., V · texte numérisé non relu

I. Cf. rr., V

a. Voir Iliade, I, v. 69-73 : (cCalchas, le meilleur des augures, qui savait le présent, l'avenir et le passé, avait conduit les Grecs jusqu'à Troie, grâce au don do divination que Phébus Apollon lui avait accordé.» Cf. IL, VI, v. 438, etc.

expérimenté et un judicieux observateur; mais sa vie, très simple, s'était écoulée dans un cercle assez restreint; et sa poésie ne pouvait guère être faite que de ses souvenirs personnels. Pour exhorter au bien ses auditeurs, il n'avait guère d'autre enseignement à leur donner que de leur raconter son existence, avec ses labeurs, ses déboires, mais aussi toute sa dignité. C'est ainsi que, sous la froide impersonnalité des sentences morales, on peut constamment découvrir une image de sa vie ou un écho des sentiments qui l'animaient. Il était donc nécessaire, avant d'aborder l'étude des idées exprimées par Hésiode, de chercher à déterminer, sinon toutes les péripéties de son existence, du moins le genre de vie qu'il menait et qu'il a décrit dans ses vers.

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