‹ Hésiode et son poème moralChapitre 31 sur 165 · Cf. Tr.f V · texte numérisé non relu

Cf. Tr.f V

3â HÉSIODE

celles des temps homériques, on n*y reconnaît pas non plus celles de Tépoque historique. Les pasteurs des peuples ne sont plus des conquérants, mais ce ne sont encore que des chefs de clans : le défaut d'organisation dans la société, l'ignorance de tous les arts, prouvent que les vers d'Hésiode sont antérieurs à l'époque où les cités, régies par des lois bien établies, composent un ensemble harmonieux dans lequel chacun a son rôle nettement défini >. Le laboureur que représente Hésiode est en même temps bûcheron^ charron et meunier : aucune division ne s'est encore introduite dans le travail social. Ces instruments que chaque paysan fabrique pour son usage personnel sont nécessairement assez primitifs ; mais la construction des charrues et des moulins a peu varié au cours de la civilisation antique : la charrue d'une seule pièce, formée d'un tronc d'arbre garni de deux branches, est sans doute le modèle le plus ancien, mais les cultivateurs italiens s'en servaient encore sous Auguste 3; d'autre part, Hésiode connaît déjà la charrue plus compliquée, que les Grecs n'ont pas cessé d'employer 3. Quant à l'appareil rudimentaire dont Hésiode se servait pour moudre ses grains, il était encore en usage du temps de Pline; en revanche, la meule est déjà nommée dans l'épopée homérique; de sorte que la chronologie ne peut tirer de ces descriptions aucune indication précise*.

n est donc malaisé de déterminer le temps où écrivait Hésiode. Combien nous sommes mieux renseignés, quand il s'agit d'écrivains moins illustres, dont nous n'avons conservé que de rares fragments ! A vingt ans près, on peut fixer l'âge

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