Notamment dans les vers
6. Les seuls vers qui ne nous semblent pas pouvoir être conservés sont les vers 76, 79, 93, 99, 108, 169, 179- 181, 310- an, 339, 393, 438, 447) ^^^f ^^^1 ^^'v ^^9 (^^ ^^^ dix -neuf vers). Quelques autres passages sont suspects ou paraissent altérés, sans
Une objection que Ton ne saurait admettre, c'est l'absence de transition entre les diverses parties ^ : quand un épisode quelconque, un mythe, une fable, une description, parait rompre le cours d'un développement >, quand la pensée saute brusquement d'un objet à un autre, des travaux domestiques à ceux des champs, de l'agriculture à la navigation 3, cela ne prouve aucunement qu'il y ait là une digression, œuvre d'un interpolateur, ni que deux passages aient été rapprochés mal à propos. Hésiode composait évidemment ses vers au jour le jour, et chaque production nouvelle venait en augmenter l'ensemble; mais il n'était guère en état de revoir et de corriger ses œuvres avec le soin d'un lettré. Si une imperfection se rencontre dans la composition ou la rédaction des Travaux, elle peut être attribuée à l'auteur lui-même. Sous un désordre apparent, le fil de la pensée se débrouille, d'ailleurs, assez facilement : pour démontrer la nécessité du travail, Hésiode commence par constater que l'émulation, c'est-à-dire la concurrence, est la loi de notre vie ; l'homme qui veut réussir doit alors choisir entre la conduite injuste de Perses et l'existence laborieuse de son frère ^. Le problème étant ainsi nettement posé, le poète se met tout à coup à raconter la légende de Prométhée et de Pandore, puis le mythe des cinq âges de l'humanité^. Le lien logique n'est pas rompu réellement : les deux récits sont deux preuves à l'appui de la proposition soutenue; Hésiode a seulement négligé d'exprimer la relation intime qui unit ces trois parties du poème. Lorsque de l'apologie
qu'on puisse arriver à leur sujet à une solution assez précise pour les rejeter catégoriquement: V. i-io, laA, /ioG, 457, 617, 5i9-5a3, 5a6-528, 56i-563, 5do-58if 617, 643, 66i-66a, 7i4) 8i5-8i6. Mais aucun développement tant soit peu étendu ne doit être rejeté tout entier. Rzach, le dernier éditeur d'Hésiode, conteste les vers 10, 76, 79, gS, 99, io6-io8, 120, ia4'ia5, 169, 179-181, 189, aïo-aii, aGi-aCa, 273, 3io, 329, 4o6, 457, 56i-563, 654-6Ga, 692-693, 706, 8i5-8i6, soit un total de quarante-deux vers, dont un seul passage (C54-663) dépassant trois vers.