‹ Hésiode et son poème moralChapitre 40 sur 165 · Tr,, V. 2i3-ai8, etc · texte numérisé non relu

Tr,, V. 2i3-ai8, etc

5. Tr,t V. 222-224. Sur Tinfaillibilité de la justice divine, cf. Odyssée, I, v. 379 (= n, v, i44), — in, V. i3a sq., — XIII, v. ai3-2i4, etc.

LA MOKALE d'iiÉSIODE 5i

autant que protectrice'; et le poète énumère en une sorte de code très restreint les crimes qu'elle doit frapper : les lois de la nature et de l'hospitalité violées, les mauvais traitements infligés à des parents âgés ou à des orphelins ^ Quant aux châtiments qui expieront ces fautes, Hésiode ne les cite qu'en passant: c'est tantôt le talion 3, tantôt une amende^; mais il ne semble pas qu'il ait existé de loi fixant les diverses peines qu'un coupable pouvait encourir 5. Au reste, dans cette courte énumération comme dans la description du cinquième âge, c'est surtout aux crimes domestiques qu'Hésiode parait avoir songé ; les contestations étaient sans doute fréquentes dans les successions ou autres questions d'intérêt privé, et la querelle d'Hésiode et de Perses ne devait pas être un fait isolé 6. En effet, pour Hésiode, la justice consiste surtout dans le respect de la propriété individuelle, en particulier de la propriété foncière 7. Quand les habitants d'un village s'étaient partagé la terre, il était contraire aux principes les plus élémentaires de toute organisation sociale qu^un ambitieux voulût accroître ses biens par la violence, ou qu'un Perses cherchât, pour remédier à sa négligence, à voler par des ruses et de faux témoignages le patrimoine de son frère^. C'est pourquoi Hésiode place au

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