Tr., V
4. Tr., V. 319, 331, etc. Les travailleurs qui s'enrichissent sont pour lui des bienlieureux (piâxapE;, v. bhg). Cette idée était familière à la plupart des Grecs (cf. L. Schmidl, op, cit., t. H, p. 378-883).
5. Tr., V. 383 : ^p^ov eic' ïpyto zpyoL^ta^ai. Cf. C. /. G., A3io, v. 3 : Vr^ <roi TéXeiov xapîtbv àTCoStdo-ei tc6vu>v.
6. Les Grecs d'autrefois, comme ceux d'aujourd'hui, n'avaient de considération que pour celui qui avait une maison dont il était le maitre; d'où le précepte d'Hésiode : Oîxov {lèv izptûXKJza... non^craffOat (Tr., v. 4o5 sq.; — cf. Sittl, *H(yiôÔoy âîtavxa xxX., p. a63). Cf. encore v. 476-478, etc.
7. Une des plus graves injures est, pour lui, d'appeler un homme v. inutile •», à^pTÎVoc (v. 397); on voit ici la pensée utilitaire qui fait le fond de cette théorie se fondre avec la conception plus idéaliste qu'Hésiode parait avoir entrevue.
6a HÉSIODE
employer des arguments très simples, que ses auditeurs pussent bien comprendre et apprécier, en les trouvant plus à la portée de leur intelligence et plus conformes à leurs sentiments.
La nécessité du travail une fois établie par cette discussion théorique, il restait à traiter le côté matériel de la question : à quelle besogne faut-il s'adonner de préférence? et puisque le travail doit surtout procurer le bien-être et Taisance à ceux qui s*y livrent, quels sont les moyens pratiques de recueillir tous les fruits de nos labeurs? Nous avons vu combien, dans la patrie d'Hésiode, l'industrie était peu avancée. Les rapports avec les peuples voisins étaient rares, et le commerce peu développé; des relations par mer commençaient pourtant à s'établir, assez fréquentes déjà pour qu'Hésiode consacrât un chapitre spécial à la navigation. Mais le seul travail qui pût fournir aux hommes, par un eflbrt régulier et quotidien, un gagne-pain assuré, c'était l'agriculture. La plupart des concitoyens d'Hésiode étaient laboureurs comme lui ; sa compétence en pareille matière était indiscutable; et ses préceptes trouvaient tous les jours, dans la vie de ses compagnons, des applications immédiates. Mais les deux cents vers qu'il consacre à l'agriculture ne peuvent constituer un véritable traité, que sa brièveté même rendrait forcément très incomplet. Dans ces proportions restreintes, le poète ne pouvait guère que décrire à titre de spécimens quelques-uns des travaux des champs, ou bien les passer rapidement en revue dans une sorte de résumé. C'est de ce second procédé qu'il a usé, en énumérant par ordre chronologique les principales occupations des campagnards; son exposé devient ainsi une espèce de catalogue, ou plutôt de calendrier à l'usage des paysans. S'il insiste sur certains points tels que le labourage ou la construction des outils s si quelques-unes de ses descriptions, celle de la moisson par exemple^, sont développées avec plus de précision et d'abondance, c'est qu'il les considère comme plus probantes dans la thèse qu'il soutient. En effet, les vers d'Hésiode ont toujours une portée