‹ Hésiode et son poème moralChapitre 70 sur 165 · rr., V. 327-332, 182 sq., etc · texte numérisé non relu

rr., V. 327-332, 182 sq., etc

&. La Bible admet aussi que les hommes doivent être récompensés ou châtiés dans leur descendance : « Assurément le méchant n'échappera pas, mais la postérité des justes sera sauvée. » (Prov. de Salomon, 53.)

5. Tr., V. 244, 284-385, 235, etc. La transmission héréditaire de la responsabilité est un principe universellement admis de la religion hellénique : l'exemple le plus célèbre est celui des Tantalidcs, poursuivis de génération en génération par le (c démon de famille» (cf. Eschyle, Agam., v. i425-i43o, etc.); VOrestie, comme beaucoup de trilogies, est Thistoirc de l'action exercée par ce démon sur divers membres d'une dynastie (Agamemnon, Égisthe et Clytemneslre, Oreste). Solon (fr. 12 Crusius, V. 3 1-33) dit aussi que Zeus « fait expier aux enfants innocents et à leurs descendants les fautes des coupables ». Cf. la formule d'imprécation employée par le conseil des Amphictyons : « [ir,Te Yf,v xapnoùc çépsiv, |ir,x£ "XM^iM^fx^ Tsxva tixtsiv yoveOviv Eoix^xa » (Eschine, II, m.)

6. Tr., y. 378 : Ftipaib; ôè ôàvoïc 6Tepov naî5' vx^TzcCUiiztù^. Les éditeurs qui corrigent Oàvoi; en eâvoi (Hermann, Flach, Rzach) suppriment même cette restriction au précepte égoïste des vers 376-377.

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tendance funeste, surtout pour éviter le morcellement de leurs champs I. L'intérêt l'emporte ici sur le sentiment et sur la nature ; et la fâcheuse impression qui en résulte est mal corrigée par une restriction, qu'on doit plutôt à une interpolation qu'à un scrupule du poètes

C'est sur des considérations tantôt matérielles, tantôt religieuses qu'Hésiode a fondé les relations sociales et familiales ; nous avons vu que dans la vie d'un Grec une intention pieuse se mêlait aux actes les plus simples et les plus familiers. Dans la plus humble des questions traitées par Hésiode, celle du savoir-vivre, les prescriptions les plus mesquines sont toujours faites au nom de la religion; la propreté, le respect des bienséances sont exigés moins par souci de l'hygiène ou même du qu'en dira-t-on que par une crainte superstitieuse : les dieux punissent aussi sévèrement l'homme grossier qui ne se cache pas pour satisfaire ses besoins, qui se coupe les ongles pendant un sacrifice, ou qui se baigne au milieu des femmes, que le mécréant qui raille une cérémonie du culte^. Il y a une sorte de respect physique que Ton doit aux dieux, à leurs sanctuaires, aux fleuves sacrés et à leurs sources : c'est le fait à la fois d'un impie et d'un malotru de souiller un cours d'eau ou défaire des libations sans s'être lavé les mains ^. La politesse, dont le but pratique est de nous donner droit aux égards et à la considération, est liée à la piété au point de se confondre parfois avec elle.

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