I. Tr., V. i6i-i
a. Tr., V. a43 : «icoçOivvOoyiTi 5c Xao((«7^, V, v. 643); a44 : iJiivyOoudi 8è okoi (= II. XVII, v. 788). 3. L'automne (v. 4iMai), l'hiver (v. 5o4-535), le printemps (v. 486-487 et 564-569), rété (v. 683.596).
quantité sont rigoureusement fixées. Les signes naturels de Tété, son effet sur Torganisme, les précautions à prendre contre des excès possibles, rien n'est oublié; et ce court tableau de genre est une réglementation très précise des plaisirs permis aux moissonneurs.
La plus longue description que contiennent les Travaux est celle de Thiver et de ses souffrances : « Les glaçons couvrent la terre, quand souffle Borée, qui balaye la Thrace, patrie des chevaux, et soulève les vastes flots; le sol et les bois retentissent; les chênes élevés, les sapins épais sont jetés à terre jusque dans les gorges des montagnes, et la forêt sans bornes gémit tout entière'. » C'est en ces termes d'une éloquence un peu solennelle qu'Hésiode met ses amis en garde contre les dangers des frimas; heureusement inspiré par cette matière, il continue en une série de tableaux d'un réalisme saisissant, dont l'utilité est moins apparente, mais où chaque trait est encore un avertissement : les bêtes grincent des dents, fuient dans la profondeur des taillis, s'y tapissent, la queue sous le ventre; l'homme, frissonnant, se courbe comme un vieillard « au dos cassé » : car « ce mois d'hiver est le plus funeste de tous, funeste aux troupeaux, funeste aux hommes». Tous ces détails se succèdent sans qu'on puisse déterminer bien sûrement le plan que suit le poète; peut-être a-t-il manqué d'expérience pour traiter un développement narratif de dimensions inaccoutumées; en tout cas, et quel que soit l'ordre adopté pour ces vers, ils ne constituent pas un tableau méthodiquement analysé sous ses différents aspects ; c'est une juxtaposition d'éléments indépendants et de forme très variée. Cette description est complétée par celle du costume d'hiver, qui est le plus parfait modèle de ces développements, à la fois plastiques et exhortatifs, où Hésiode excelle : la tunique, le manteau, les chaussures, les nerfs à employer pour la
1. Tr., V. 5o4 sq. Il y a là probablement un souvenir de VHiade (XVI, v. 765-769) : « Lorsque TEuros et le Notos rivalisent do violence, dans les gorges d'une montagne, pour ébranler la forôt profonde, et le hêtre et le frêne, et le cornouiller à Técorce épaisse, ces arbres entre-choquent leurs rameaux allongés avec un bruit retentissant et se brisent avec fracas. » Plusieurs détails de cette description se retrouvent chez Hésiode, et le premier hémistiche du vers 766 : oCîpeo; ev pr|(Taif)ç, est exactement reproduit au vers 5 10 des Travaux (cf. encore IL, III, v. 34).