IL, I, v. 44 sq., — Od., V, v. 396, — IX^ v. 4ii
4. Éris est une déesse de la discorde, la sœur d*Arès (cf. IL, l\, v. 44o sq., — V, v. 5i8, — XI, v. 3 sq., — XX^ v. 48). Ce mot n'est pris au sens d'émulation que comme nom commun.
5. Od., XVII, V. 347 : Aîôw; 5' oùx àyaÔYj xexpiQlAévcD àv6p\ Ttapeîvai,
et Tr., V. 317 : Atdb>; ô' oux àyaôr) xs/p^llAévov àvôpa xojJiîÇei.
6. Aux diverses formes narratives que nous venons de passer en revue, il faudrait
Il6 HÉSIODE
Au lieu d'être personnifié par un démon, une qualité ou un défaut peut être représenté par un homme ou un animal dont c*est le principal trait de caractère : ainsi naît l'apologue, forme de démonstration morale qui fonde la vérité d'une proposition générale sur un exemple allégorique. Ce n'est pas que tous les apologues aient un but directement exhortatif : la sentence dont le récit contient une application particulière n'est pas toi:gours un véritable conseil ; la moralité d'une fable peut se réduire à une observation, à une remarque suggérée par les faits que l'on raconte; c'est alors non un précepte, mais une simple réflexion morale ; on laisse au lecteur le soin de dégager l'enseignement dont ces considérations ne sont que le prélude. Constater l'existence du mal sur la terre, ce n'est pas encore apprendre à l'éviter; La Fontaine ne trace pas explicitement une ligne de conduite, en affirmant que € la raison du plus fort est toujours la meilleure » et que « ventre affamé n'a point d'oreilles » '. Or les deux fables d'où le poète tire cette conclusion sont précisénient inspirées de l'apologue hésiodique sur l'épervier et le rossignol 3. Enlevé dans les airs par l'oiseau de proie, le chanteur se lamente, et n'obtient qu'une réponse impitoyable : « Misérable, qu'as-tu à crier? Tu es au pouvoir d'un bien plus fort que toi ; je ferai de toi mon dîner, si je le veux, ou bien je te lâcherai^. » Quoique très bref, ce discours est la partie la plus développée du récit, dont la signification morale n'est pas expressément formulée. Mais il était évident pour tous les auditeurs que l'ioiBéç, victime
ajouter Thymne à Zeus (v. i-io), que la plupart des commentateurs coasidëront comme apocryphe. Proclos et Plularque en contestaient déjà Tauthenticité, qu'admettaient les Alexandrins (cf. Dimitrijcvic, op. cit., p. 6, i25). Ces vers manquaient dans un très ancien texte sur plomb que Ton conservait à Ascra (cf. Pausanias, IX, 3i, 4); mais Dimitrijevic fait observer (p. 8) que les Héli'conicns ont bien pu supprimer le début parce qu'il froissait leur amour- propre (v. i : MoOdat Uiept'riôev). Sittl conserve ces vers, qu'il trouve parfaitement d'accord avec les idées d'Hésiode, de style très hésiodique (usage de l'antithèse aux vers 3-6, etc.) eC trop bien soudés aux suivants pour qu'on puisse les en détacher. Fr. Léo (Hesiodea, p. li^-iG) partage son opinion. La première de ces raisons et l'absence d'argument décisif en sens contraire nous font hésiter à nous prononcer.
t. La Fontaine, Fables, I, lo (le Loup cl l^agneau)^ — IX, 17 (le Milan et le rossignol).
a. Remarquons qu'Hésiode intitule son apologue alvov (= récit allégorique), et non (J1O60V.