‹ Hétérogénie;Chapitre 21 sur 49 · ÉLIMINATION DB L*A1R · texte numérisé non relu

ÉLIMINATION DB L*A1R

L'action de l'eau en ébuHîtion a paru affecter encore bien plus profondément les spores d'un Aspergillus. Ces séminules, plus volumineuses que les précédenteSy et dont par conséquent on pouvait mieux suivre les altérations, étaient ovoïdes et offraient un diamètre de 0,0092 de millimètre de longueur sur 0,0054 de largeur.

Exposées dans l'eau à la température de OS"" pendant un quart d'heure, leur configuration s'y altéra sensiblement ; elles se gonflèrent et devinrent diversiformes en prenant un aspect granuleux à l'intérieur. Enfin, lorsque l'eau dans laquelle se trouvaient ces spores d'Âspergillus eut subi une ébullition d'un quart d'heure de durée, ils disparurent complètement et l'on n'en retrouva plus que des débris.

Ces recherches microscopiques confirment donc les observations de BuUiard et viennent démontrer que, le cas échéant où notre liquide ou le corps putrescible que nous avons employé, aurait contenu quelques spores de la végétation cryplogamique recueillis dans notre appareil, la faculté germinative de ces séminules eût été anéantie par le procédé expérimental.

Cette expérience vient donc mettre hors de doute que ce n'est pas l'air qui est le dépositaire des germes, puisque nous voyons un végétal naître dans un milieu dont l'air, absolument banni, a été remplacé par de l'oxygène. Il faut donc bien que les Proto-organismes se forment de toutes pièces dans les milieux qui les recèlent.

Dans cette expérience, le liquide, examiné très-

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attentivement, ne nous a paru contenir aucun animalcule.

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