KXPÊBIBNGBS EXÉCUTÉES A L'AIR LIBRE
Quoique les expériences à vaisseaux clos déposent d'une manière accablante contre l'hypothèse de la dissémination aérienne et la renversent sans retour, cependant, nous avons voulu encore joindre ici une surabondance d'essais tentés en pleine atmosphère. Notre intention est de prouver, par là, qu'il n*est pas utile d'avoir recours à tant ^ tant de précautions pour faire luire la plus vive lumière.
Si, comme le veulent nos adversaires, Tatmo* ^hère est réellement le disséminateur universel des germes organiques, on doit en déduire rationnellement que plus la masse d'air en contact avec un corps donné sera considérable, plus aussi la fécondité de ce dernier s'étendra numériquement. Mais rien de cela n'a lieu, parce que l'idée, que l'atmosphère charrie merveilleusement les futures générations des Protoorganismes, n'est qu'une fiction.
Dans plus de cent expériences, je me suis convaincu que le nombi^e des animalcules n'était pas plus grand dans des vases qui étaient labourés par une puissante nappe d air que dans ceux cpii ne se troument en contact qu'avec quelques centimètres cubes de ce gaz. Mais comme je conçus fort bien que les personnes prévenues contre les doctrines que nous défendons, prétendraient qu'on n'avait peut-être pas opéré en opposant des facteurs assez extrêmes pour bien apprécier le résultat différentiel, j'ai conçu, à ce
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sujet, d'exécuter des expériences sur une immense échelle, et elles ont toutes déposé de la plus éner^ gique manière en faveur de mes prévisions. C'est là, comme on le voit, une démonstration d^une précision mathématique. Voici nos principales tentatives dans cette direction.
Expérience. — Dans une grande coupe en cristal, je plaçai cinq cents grammes d'une décoction de foin qui avait bouilli une heure, afin d'être bien certain que l'eau et la substance végétale avaient été radicalement purgées de tout germe d'animalcule. Unepdmme d'arrosoir plane, dont le diamètre égalait presque celui de la coupe, et dont les trous étaient tournés vers l'eau, avait été suspendue à cinq centimètres au* dessus de celle-ci, afin que le courant d'air n'en trou«blàtpasla superficie; quand on l'établirait, et qu'il ne suscitât aucune perturbation dans le développement des organismes. Cette pomme d'arrosoir, par un tube en caoutchouc, communiquait à l'extérieur et recevait de l'air à Taide d'une pompe. Enfin, l'appareil fut couvert d'une cloche de verre de dix litres de capa* cité, dont la base plongeait dans l'eau.
Un critérium était placé à côté de l'appareil pré^ cèdent : la cloche, le vase et la décoction étaient les mêmes, seulement il n'existait aucune communication 'entre l'intérieur de la cloche et Tatraosphère.
Pendant trois jours entiers, à l'aide d'une pompe dont le rendement avait été calculé, un homme fut occupé à injecter de Tair dans l'appareil. On en fit passer 1 0,000 litres. Dix jours après, la température ayant été en moyenne de Sf'cent., les deux appareils
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furent l'objet d'un examen attentif. Dans l'un comme dans l'autre, on reconnut qu'il existait absolument la même population animée, et qu'elle s'y trouvait aussi en nombre absolument égal.
Comment, en présence de celte expérience, admettre encore cette espèce de panspermie à laquelle on veut nous faire revenir ? Si réellement l'air était le véhicule absolu des germes* des Microzoaires, il est évident que, comme la surface de l'une de nos décoctions a été labourée par 1 ,000 fois plus de ce véhicule que l'autre, nous eussions dû rencontrer dans cette dé-^ coction 1 ,000 fois plus d'animaux que dans l'autre ; et rien de cela n'avait lieu. D'un autre côté aussi, comme d'après l'hypothèse que nous nous efforçons d'élucider, plus le volume d'air est étendu et plus aussi il doit disséminer d'espèces différentes, nous devrions trouver plus de sortes d'animalcules dans l'appareil qui reçut le plus d'air ; malgré cela, tout était absolument identique dans l'un et dans l'autre vase.
Nous devons même dire que dans les deux vases la population animée était fort peu abondante, ce qui tient à ce que l'on avait employé une décoction afin d'obtenir un résultat plus rigoureux. On ne rencontrait dans l'un comme dans l'autre, que des amas de Vibrions granifères, de Vibrions lisses, de Bactériums articulés et quelques ligelles de mucorinées articulées et ramifiées.
Expérience. — A une autre époque j'ai recommencé l'expérience précédente, non plus avec une décoction, mais avec une macération de dix grammes de foin haché excessivement fin, réduit presque en
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poussière, et mêlé avec le plus extrême soin, afin que ses éléments organiques se trouvassent également disséminés dans sa masse. Cinq grammes de ce foin furent mis dans cinq cents grammes d'eau distillée et placés sous l'appareil d'injection à air. Les cinq autres grammes furent mis dans cinq cents grammes d'eau distillée et isolés sous la cloche de dix litres de capacité.
Durant toute la première journée on ne cessa de projeter de Tair sur le premier vase à Taide de la pompe. Après on cessa. Le quatrième jour une température de 24"" en moyenne ayant régné, les deux appareils furent examinés attentivement, à la superficie et au fond. Ils possédaient tous les deux une pellicule de la même épaisseur et tous les deux étaient animés par la même population zoologique. L'un et l'autre contenaient un nombre prodigieux de Vibrio granifer, Pouch., et de Vihrio levis^ Pouch., nageant au milieu d'une atmosphère de petits Vibrio rugula, Duj., de Menas termoy Mull., et de Paramécies vertes.
Expérience. — Quoique les expériences qui précèdent aient été entreprises sur d'assez larges bases pour qu'on ne puisse en contester la valeur, j'ai cependant conçu le projet de les répéter sur une échelle colossale, afin de paralyser toute espèce d'objection. J'employai à cet effet une machine et vapeur de la force de huit chevaux, et dont le puissant ventilateur, à Taide de ses 1 ,500 tours par minute, en moins de six heures remplirait d'air toute la vaste nef de Notre- Dame de Paris. Dans des bocaux d'un litre et de deux litres de contenance, on prépara, dans mon la-
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boratoire, diverses macérations. On y employa du foin y des marguerites de la Chine, Mter chinensis^ Lin., du stramoine, Datura strumoniumj Lin., et de la canne de Provence, Arundo danax, Lin. Les bocaux furent ensuite placés par gradins dans le large conduit que Tair parcourt pour se rendre à un hautfourneau, et le ventilateur fut mis en marche avec une vitesse modérée, afin d'empêcher que la violence du courant ne renversât les vases, et de pei^ mettre aux germes organiques de s'arrêter plus facilement à la surface des liquides qu'on avait, dans ce but, hérissée d'aspérités, en faisant saillir de place en place quelques tiges des végétaux en macération. La vitesse du ventilateur fut réduite, à cet effet, à cinq cents tours par minute. Les bocaux restèrent exposés à son courant pendant deux heures, et Ton calcula que, durant ce temps, un volume de six millions de litres d'air les avait frappés.
Après ce temps, ces bocaux furent rapportés au laboratoire et placés près de leurs critériums, contenant les mêmes macérations, dans des vases absolument semblables, mais que l'on avait placés sous des cloches contenant un litre d'air, et dont le pied était baigné d'eau, afin d'empêcher toute communication avec l'extérieur et de laisser les vases en contact avec une atmosphère d'un volume déterminé. Toutes ces expériences furent laissées ainsi pendant cinq jours sous l'influence d'une température moyenne de 15"* et d'une pression de 0,75.
Il est évident que si l'air est le réceptacle des germes et que si c'est lui qui les disperse, les vases qui
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x>nt été labourés par six millions de mètres cubes de ce fluide doivent contenir six millions de fois plus d'animalcules que ceux qui n'ont été en contact qu'a* vec une atmosphère d'un litre li'air: Texpérienee prouva, au contraire, qu'il y avait autant d'animalcules dans les uns que dans les autres. Il nous semble qu'un fait semblable suffit seul pour, constater que l'hétérogénie, dans cette circonstance, est Tunique source de toute vitalité.
Voici l'analyse comparative des vases exposés au ventilateur avec celle de leurs critériums.
Le vase qui contenait du foin et que Ton avait exposé au puissant courant d'air du ventilateur, était peuplé d'une immense quantité de Monas lens. MuU. et de Kolpodes d'une «spèce particulière. On y voyait en outre beaucoup de Vibrions divers, mais aucun Monas crepmculufn. Le critérium qui avait été placé sous une cloche offrait exactement les mêmes animaux, et ceux-ci y étaient en même nombre. Si même l'une des deux macérations offrait quelque prééiAinence sous ce rapport, c'était plutôt la dernière, par des raisons que nous avons déjà appréciées : la température un peu plus élevée sous la cloche qu'à l'air libre du laboratoire.
Le vase qui contenait des tiges d'Aster de la Chine et qu'on avait soumis au ventilateur, était rempli d'une espèce particulière de Kolpodes non décrite, très-dis^ tincte du Kolpoda cucullus. MulK, et d'une taille remarquable, car elle n'avait pas moins de 0,06 à 0,09 de millimètre de longueur. On y voyait, en outre, beaucoup de Ghucoma scinUUans^ Mull., ainsi
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que des Afonos lens^ Duj. et des Paramécies vertes; mais on n y rencontrait aucune Monade crépusculaire. Le critérium possédait absolument la même population pour la nature des espèces et pour le nombre.
La macération de Datura, soumise à l'action du ventilateur, était habitée par une couche épaisse et extrêmement tassée de Monas crepusculum, Ehr. et par quelques Paramécies vertes ; mais on n'y rencontrait certainement aucun Kolpode, aucun Glaucome. Le critérium conservé abrité sous une cloche, offrait la même faune, et le nombre de ses habitants paraissait absolument semblable aussi à celui de la macération soumise au ventilateur, si même il ne le dépassait un peu.
Enfin, le vase rempli de Canne de Provence et soumis à Faction du ventilateur nourrissait quelques légions, mais peu nombreuses, de Glaucoma scintillans^ Duj. On y rencontrait un nombre énorme de Monas lensj Mull. Il y avait aussi à la surface de l'eau une pellicule renfermant des amas serrés de Bacterium aniculatum. Ehr. , mais tout à fait morts. On n'y voyait point de Monade crépusculaire. Le critérium abrité présentait tout à fait la même population et pour les espèces et pour le nombre. Tel est Texposé de cette expérience qui, seule, nous semble parler plus éloquemment que tous les commentaires possibles.
Les expériences qui précèdent parlent, nous le pensons, avec une irrécusable autorité; nous pourrions donc nous arrêter ici. Cependant nous allons encore les escorter d'un assez bon nombre de faits, qui^ in-
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terprétés, en suivant les préceptes de M. Whewel, à Taide d'une discussion approfondie, viendront jeter de nouvelles clartés sur ce sujet (1).
Partant de cette pensée, que si c'était Tair qui déposât réellement les germes des Proto-organismes, celui-ci devrait successivement s'en épurer à mesure qu'il traverse des milieux propices, j'ai entrepris une série d'expériences pour constater ce fait. Je me suis servi , à cet effet , d'un long appareil de Woulff, composé de huit flacons, dans lesquels je mettais de Teau ou des décoctions variées. De l'air projeté dans cet appareil en le traversant d'un bout à l'autre, s'il est réellement le véhicule des germes, devrait successivement les abandonner dans les premiers flacons, de manière à en être totalement privé ou à n'en posséder qu'un bien moindre nombre en arrivant aux derniers. Et conséquemment, les premiers devraient et r e d'une grande fécondité, et les derniers absolument stériles ou bien peu peuplés. Rien de tout cela n'a lieu : la génération zoologique est aussi abondante par tout l'appareil. Voici les résultats précis de (}uelques-unes des expériences que j'ai exécutées dans cette direction.
Expérience. — Un appareil de Woulff de huit flacons fut disposé sur une même table, et Ton en supprima seulement les tubes de sûreté. Chaque tube sortant d'un flacon plongeait au fond du liquide conr tenu dans le flacon suivant. Une forte décoction de foin, qui avait bouiUi une heure et que l'on avait pas-
(1) W. Whswbl, The philosophy of ihe inductive sciences. London, 1847, t. l,p. 548.
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sée au filtre, fut introduite bouillante dans tout l'appareil. Chaque flacon en était rempli aux trois quarts. Quoique l'air renfermé dans les flacons se trouvât luimême presque porté à la température de Feau bouillante, cependant pour bien s'assurer qu'il ne pouvait rester dans l'appareil aucun germe qui n'eût subi cette température, on fit passer un courant de vapeur pen^ dant un quart d'heure à travers toute la série des flacons.
Au bout de quinze jours, la température ayant été, en moyenne, de 18% on déluta l'appareil et il fut exploré. Voici ce qui fut observé : chacun des flacons présentait à sa surface une couche serrée d'une petite espèce de Kolpode, très-agile, passant comme un trait dans le champ du microscope, et qui ne me parait pas encore avoir été décrite. €e Microzoaire était réparti avec* la même abondance dans, chaque vase.
Ainsi donc, dans cette expérience, l'air qu'on suppose chargé de Microzoaires , et qui les dépose si facilement dans l'eau, arrive cependant jusqu'au der^ nier flacon de l'appareil sans avoir perdu une parcelle de sa fécondité, puisque ce flacon est tout aussi riche en animalcules que les premiers Est-ce rationnel? je le demande.
Expérience. — Les premières expériences que je fis à l'aide de mon appareil à huit flacons et à courant d'air, furent tentées d'abord dans toute la simplicité possible, et lorsque les résultats en furent parfaitement constatés, et que, par la multiplicité des preuveSf il devint impossible de les contester, je m'appliquai à multiplier les obstacles sur le trajet déjà si
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complexe de Tair mis en circulation. Tantôt j'occupai tout le fond de mes bocaux par des fragments de verre de bouteille, grossièrement brisés, afin que Tair poussé à l'aide du soufflet, se divisât au milieu d'eux en très-petits globules, et pût abandonner plus facilement les œufs des Protozoaires, s'il en contenait. Dans d'autres expériences, j'ai garni la surface de l'eau d'une multitude de fragments de liège pour arrêter ces mêmes œufs ; quatre flacons étaient remplis par celui-ci, quatre autres contenaient des décoctions. Dans d'autres appareils, quatre flacons étaient remplis de sable grossier. Enfin, dans le but de multiplier en* core les obstacles, j'ai parfois rempli le fond de quatre de mes flacons de fragments de \erre, tandis qu'à la surface de l'eau de ceux-ci nageaient des fragments de liège.
Eh bien! dans tous ces cas, malgré tant et tant d'obstacles qui auraient dû arrêter complètement, ou au moins en grande partie, les œufs en suspension dans l'atmosphère , dans tous ces cas, dis-je, pendant des expériences qui se sont renouvelées sans relâche durant deux années entières, c'est-à-dire qui ont été tentées sur une immense échelle, toujours nous avons vu que les animalcules étaient normalement aussi nombreux dans tous les flacons, dans le premier comme dans le dernier.
Si les œufs des infusoires étaient réellement disse* minés dans l'air atmosphérique, j'espère que personne ne se refusera de convenir que des résultats absolument opposés à ceux que nous avons obtenus auraient dû se produire dans nos expériences.
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Expérience. — Une macération de sommités de luzerne fut exposée durant quinze jours dans un appareil deWouIff, composé de huit flacons. Pendant tout ce temps, on y injecta, chaque jour, une dizaine de litres d'air atmosphérique, et la température moyenne fut de 23"^. Quand on déluta l'appareil, il offrit une faune aussi inattendue qu'inexplicable, en suivant les errements des partisans de la panspermie. En effet, le même Courant d*air ayant traversé les vases, si réellement les œufs flottants des Microzoaires parvenaient, comme ils le prétendent, si facilement dans les matras que nous prenons cependant tant de soin d'isoler, toutes les pièces de notre appareil, à plus forte raison, auraient dû se peupler d'une progéniture analogue ; et tout le contraire a eu lieu.
Le premier flacon était peuplé d'une espèce de Conferve verte, articulée, qui y était fort abondante ; puis d'une énorme quantité de Navicules, Navicula obtusa, Turp., parfaitenient en mouvement. Rien autre chose ne s'y rencontrait.
Le second ne renfermait que des Dileptes feuilles, Dilepius /b/îum, Duj. (1), qui y étaient en extrême abondance et s'y agitaient au milieu d'flots de matière verte. D'endroit en endroit, mais rarement, on observait un Trachèle fouet, Trachelim trichophortts, Ehr. (2) .
Le troisième bocal ne contenait que de fort petits animalcules et quelques Rotifères ; puis quelques
(1) DojARDiN, Infusoires.p, 409, pi. II, fig. 6. Ce n'était peut-être qu'une espèce voisine, qu'on ne peut rapprocher d'aucune autre.
(2) Ehrbnberg, Tnfusoires, pi. XXXIII, flg. 11.
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Conferves différentes de celles du premier flacon.
Le quatrième flacon n'était rempli que d'une Gonferve de la même espèce que celle du premier vase et de beaucoup de Kolpoda ctumllus, MulL, adultes, et dont les estomacs, chez quelques-uns, étaient gorgés de matière verte.
Le cinquième n'offrait qu'une abondance de Vorticelles communes, d'Épistylis et de Glaucomes, et rien de tout ce qui se rencontrait dans les pièces précédentes de l'appareil.
Le sixième flacon n'est absolument rempli que de globules de matière verte, Globulina botryoideSj Turp. , simples et doués de mouvements très-rapides, ou enkystés deuxàdeux, trois à trois, quatre à quatre et immobiles; puis, en outre, d'une abondance extrême de. Trachèles fouets, Trachelius trichophorus,Elar. (2).
Le septième flacon est rempli d'une immense quantité d'Enchelys corrugataj Duj., et de matière verte à granules simples. Puis de Kystes qui donneront probablement naissance à des animalcules semblables à ceux du sixième flacon. Mais on n'en rencontre pas d'adultes. Pas de Conferves, pas de Vorticelles.
Il est évident que pour ceux qui admettent que le véhicule des œufs leur donne un si facile accès partout, cette progéniture insaisissable a dû circuler amplement dans notre appareil, avec le grand volume d'air qui le traversait chaque jour. Ils pourraient prétendre rationnellement qu'il y eût une différence no-
(1) TuRPiN, Dictionnaire des sciences naturelles. Végétaux microscopiques, pi. IV, fig. 1 .
(2) Ehrbnbebg, Infusoires, pi. XXXJIl, fig. li.