CHAPITRE YJI
PREUVES HELMINTHOLOGIQUES.
Les vers intestinaux ne peuvent tirer leur origine que de trois sources : ou ils sont transmis par les parents; ou ils proviennent du dehors; ou enfin, ils sont le produit de la génération spontanée (1).
(1) Redi, Osservazioni intorno agit animali viventi che si trovano negli animali viventi. Firenze, 1684. — Bloch, Abhandl. von d. Erzeugung der Eingeweidewurmer . Berlin, 1782. — Goeze, Versuch einer Naturgeschichte der Eingeweidewurmer und thierischer Kôrper. Leipzig, i787. — Vallisneki^ Considerazioni ed esperienze intorno alla generazione de' vermi ordinari del corpo umano. Padova, 1782, — Werner, Vermiumintestinalium,etc, brevis expositio. Leipzig, 1782. — Retzius, Lectiones publicœ de Vermibus intestinalibus. Holm., 1786. — Rudolphi, Observ. circa vermes intestinales. Gryphisw., 1793. — Entozoorum sive vermium intestinalium historia naturalis. Amsterdam, 1808. — Entozoorum synopsis. Berlin, 1819. — Treutler, Observ. pathol. auct. ad Helminthologiam corp. humani. Leipz., 1793. — Olfers, De vegetativis et animatis corporibus in corporibus animatis reperiundis. Berlin, 1816. — Fischer, Brevis entozoorum seuverm. intest. ea?/)o- Si720. Viennae, 1822. — Bremser, Icônes Helminthorum Systema Rudolphi illustrantes. Viennae, 1823. — Bremser, Traité zoologique et physiologique des vers intestinaux de lliomme. Paris, 1824. — JoERDENS , Entomologie und Helminthologie des mensch. Kôrpers^ 1801. — LiDTH DE Jkiide^ Bccueil des figures des vers intestinaux. Lyede, 1829. — J. Cloquet, Anatomie des vers intestinaux. Paris, 1824. — Creplin, Observ. de Entozois. Gryphisw., 1825. — Schmalz, Tabulœ anatomicœ Entozoorum. Dresde, 1831. — Leblond, Maté-
TRANSlMISSION HÉRÉDITAIRE. 527
SECTION l'^". — HYPOTHÈSE DE LA TRANSMISSION HÉRÉDITAIRE.
Cette première hypothèse mérite à peine de nous arrêter, tant elle est inadmissible. Cependant elle a été opiniâtrement soutenue par quelques médecins au nombre desquels on compte surtout Brera (1).
Parmi les savants qui ont supposé que les vers intestinaux étaient transmis d'un individu à l'autre par la voie de la génération, les uns prétendaient qu'ils étaient introduits par le mâle, au moment de la fécondation; d'autres, par la femelle, durant le développement de l'œuf dans son sein ; enfin, il en est qui ont soutenu que c'était par l'allaitement que cette transmission s'opérait.
Une première condition que sont forcés d'admettre les fauteurs de cette hypothèse, c'est que dès l'origine de la création, chaque animal a dû porter en lui-même, le germe de toutes les espèces de vers qui lui sont propres (2). Ainsi donc, l'homme au mo-
riaux pour servir à l'hisfoire des Pilaires et des Strongles. Paris, 183G. — Mehlis, Observ. anat. de Distomate kepatico et lanceolato. Golting. 182S. — NoRDMA^N, M'krogmphische Beitrœge. BerMn, 1832. — Laennec, Mémoires de la Société de l'École de médecine. Paris, 1812, in-4, avec pi. — Dictionnaire des sciences médicales. — Home, Fhilosophical Transactions, 1793. — J. Van der Hoeven, Eandbook ofzoology.Umdres, l8o6, t. I. — Dujardin , Histoire naturelle des helminthes. Paris. — Van Benedf.n, Les vers cesfoïdes ou acotyles. Bruxelles, 1850. — Mémoires sur les vers intestinaux, Paris, 1858, in-4. ~ Zoologie médicale. Paris, 1859.
(1) Brera, Memorie fisico-mediche sopra i principali vermi del corpo umano vivente, elc. Crema, 1811.
(2) Ainsi, par exemple, les Hydalides, les Strongles et d'autres vers, qui sont rares, chemineraient parfois un millier d'années
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ment de son origine, devait posséder déjà une trentaine d'espèces d'entozoaires ; le renard, le putois, le cochon, le bœuf, le hérisson, le lièvre et le clieval huit à quinze; la cigogne, la pie, le vanneau, le cormoran, sept à dix; la grenouille verte, dix; le silure, la perche, la truite, le saumon et le brochet, de sept à dix.
Puis, il faut qu'ils admettent que certains Entozoaircs, avant do se montrer, restent des siècles occupés à traverser inutilement une succession de générations.
D'ailleurs, supposer que les œufs des helminthes peuvent être lancés dans l'appareil génital de la femelle, mêlés au fluide séminal, c'est vraiment soutenir une hypothèse qu'il est puéril de combattre. Ces œufs offrant souvent un diamètre qui dépasse celui des canaux spermaliques, si réellement ils se trouvaient dans ceux-ci, la micrographie les y découvrirait. 11 est beaucoup d'animaux chez lesquels les testicules ne se développent qu'au moment de la fécondation, et dans tout l'intervalle qui sépare ces époques l'une de l'autre, c'est-à-dire pendant la majeure partie de Tannée, ces organes sont absolument atrophiés et presque introuvables. Dans ces cas on se demande ce que deviendrait l'immense magasin d'entozoaires que le mâle
dans notre organisme, et traverseraient inutilement une quarantaine do générations avant de se réveiller de leur léthargie. On pourrait se demander aussi à quelle époque remontent ces vers qu'on n'a jamais rencontrés qu'une seule fois sur respèce humaine, tels que l'Anmlaire compiimé, le Polystorae pinguicole et rophiostome de Pontier.