DU DÉVELOPPEMENT SPONTANÉ DES M1CROZOAIRES
Afin qu'il ne s'établisse aucune confusion entre nos idées et les prétentions des physiciens atomistes de l'antiquité et de leurs modernes imitateurs , nous devons insister sur ce point, c'est que la génération primaire ne produit jamais un animal de toutes pièces, mais que seulement elle engendre des ovules spontanés, dans le milieu proligère, absolument sous l'empire des mêmes forces qui façonnent des ovules dans le tissu de l'ovaire. Ceci bien nettement posé , nous pouvons entrer en matière.
Lamarck prétend , avec raison, que c'est la même cause déterminante qui suscite les phénomènes primaires, soit dans la génération spontanée, soit dans la génération sexuelle. C'est cette cause qu'il appelle cause excitatrice, stimulus, et aussi aura vilalis (i).
Ce grand zoologiste nous paraît avoir pénétré, en effet, tous les rapports qui existent entre deux actes en apparence si différents, mais qui, cependant, sont absolument similaires.
L'énorme répulsion qu'éprouvent certains savants pour la génération spontanée vient tout simplement
(I) Lamarck, Philosophie zoologique. Paris, 1809, t. H, p. 71, 75 et 77.