‹ Hétérogénie: ou traité de la génération spontanéeChapitre 34 sur 56 · MOMIFICATION · texte numérisé non relu

MOMIFICATION

Lorsque des Infusoires sont tenus assez longtemps sous le microscope pour y périr, ce qui a lieu ordinairement en quelques minutes, on est étonné de voir qu'à l'instant même où la mort arrive, tout leur organisme se désagrège et se réduit à ses éléments primordiaux. Cette dissolution est parfois si rapide que tous ceux-ci s'étendent dans la liqueur en imitant le mouvement des étincelles de ces bombes d'artifice qui éclatent en l'air; comme si à l'instant même où la vie s'éteint, non-seulement la force coercitive cessait avec elles, mais en outre comme s'il se manifestait au milieu des molécules une force répulsive. Parfois aucun organe n'est épargné, tout disparaît instantanément. J'ai observé ce curieux fait sur des Kolpodeset des Vorticclles. Il a aussi frappé MM. Gérard et Pelletier (I). C'est ce phénomène que M. Dujardin appelle Di/fluence (2).

(1) Gérard, Dictionnaire d'histoire naturelle, Paris, 1845, t. VI, p. 6tf.

(2) Dojardin, Histoire naturelle des infusoires. Paris, 1841, introduction.

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D'autres fois, au lieu de se désagréger subitement ainsi, les Microzoaires se conservent en entier ou seulement en partie, et leur corps, comme nous l'avons vu, vient augmenter l'épaisseur de la pellicule proligère et parfois même la former presque entièrement. Dans certains cas, on voit l'enveloppe externe de diverses espèces de Kolpodes se dissoudre en quelque sorte dans le liquide, tandis que les estomacs seuls résistent et se reconnaissent dans la pseudo-membrane soit à leur teinte jaunâtre, soit à leur diamètre. Avec de l'habitude, on distingue fort bien ces estomacs d'avec les ovules de même volume et dont il devra sortir quelques Monades. Ces phénomènes de diffluence totale ou partielle ne s'observent que dans les grosses espèces de Microzoaires; les petites restant ordinairement intactes après leur mort.

Enfin, dans certains cas les Microzoaires avant d'expirer semblent s'enkyster ; je dis semblent s'enkyster, parce que dans l'acte qui a lieu il n'y a point exactement là un enkystement : il n'y a qu'un changement de forme, mais non la produed'on d'une enveloppe adventive. Voici ce que j'ai observé et exactement observé sur des Paramécies. Lorsque ces animalcules emprisonnés entre deux verres, sont soumis à l'observation pendant quelques minutes, il arrive que la gône qu'ils éprouvent les porte bientôt à changer de forme. Ils se raccourcissent et, en même temps, leur corps qui était aplati se gonfle peu à peu ; et en sept ou huit minutes une Paramécie qui était pirifonne devient parfaitement sphérrque. Sous cet état elle continue pendant un certain temps à se mouvoir

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en roulant en quelque sorte dans le champ du microscope. On voit manifestement que sa translation se produit à l'aide du mouvement ciliaire qui s'observe à sa surface. Alors cet animalcule ressemble absolument à un œuf de spongille. Peu de temps après il devient immobile : les pulsations de la vésicule cardiaque n'ont plus lieu et le mouvement ciliaire s'anéantit. Enfin, quelques instants après, l'enveloppe cutanée se rompt et par une ou deux larges fentes qu'elle offre on voit saillir une masse hyaline, incolore, dans laquelle on ne distingue aucun viscère , aucune granulation : l'animalcule est mort et vient d'éclater (1).

C'est là ce que l'on peut nommer enkystement morbide, quoique, je le répète, il n'y ait qu'une déformation générale qui précède la mort.

M. Claparède prétend, avec raison, que surun grand nombre de Protozoaires l'enkystement a pour but de soustraire ceux-ci à quelques influences nuisibles (2). Mais dans ce cas, comme nous l'avons dit, il n'y a qu'une déformation maladive. Selon nous, c'est un enkystement morbide que M. Haime a figuré sous le nom de métamorphose de laTrichode lyncée (5).

Les Infusoires subissent assurément certaines métamorphoses ; il suffit de comparer les planches d'Ehrenbcrg et de M. Dujardin,ou même de comparer

(\) Voyez planche u.

(2) Clapauf DE.Supplément aumémoiresur la reproduction desinfusoires (Mémoire présenté au concours, 1838).

(3) Haime, Métamorphose de la Trichode lyncée. Ann. de se. nat.

ces planches entre elles, pour en être convaincu. Mais ces métamorphoses sont souvent loin d'être aussi considérables qu'on Ta prétendu dans ces derniers temps. Les uns, à l'exemple de T. Kulzing, assurent avoir vu des Microzoaires se transformer en végétaux inférieurs (1); d'autres, au contraire , considèrent les transformations comme destinées à élever l'animalité, et tel est Agassiz, qui pense que certaines espèces de Paramœcium et de Biirsar^ia, ne sont que des larves de Planaires (2). D'autres enfin, avec M. Burnett de Boston, ne voient dans les Infusoires qu'un receplaculum omnium animalium et planlarum, et les regardent comme les germes ou les larves d'un certain nombre d'ôtres inférieurs de toutes les classes (3).

La moindre critique suffit pour démontrer que l'on a professé les plus inadmissibles opinions sur l'enkystément et les métamorphoses des Microzoaires. Ainsi M. Stein prétend que les Vorticelles, après s'être enkystés, deviennent desPodophrys (4). M. Pineau assure, au contraire, que ces mêmes Vorticelles, après

(1) T. Kutzing, Sulla metamorfosi degli infusori in algheinfe— riori. Giornale delà* 1. R. islitulo loinbardo di sclenze lettere ed arti. Milan, 1845, t. XI. p. 229. Trad. de l allera.

(2) Agassiz, Comp. A 'finals of nat. hist. 1850, p. 156.

Thus Agassiz lias shown that parameciutn and Bursaria, etc., are only larval furms of pîanariœ.

(3) Bukisett, Rcviewsand Records in Anatomyand Physiology. The american Journal of sciences and arts. 1854, t. XVIII, p. 105.

(4) Stein, Zeitschrift de MM. Siehold et Kolliker. 1852. Annales and magazine of nalural hi>tory, t. IX. p. 471. — Recherches sur le développement des vorticelles. Ann. se. nat. Zoologie. 1852, t.XVHI,p. 95.

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cet enkystement, produisent des Oxytriques (1). En présence d'assertions si opposées, il faut bien que l'un de ces deux observateurs soit dans Terreur. Ce qu'il y a de certain c'est qu'ils y sont tous deux. Ce qui probablement les aura trompés, c'est qu'après avoir vu des Yorlicelles dans une macéralion, ils y auront trouvé des Podophrys ou des Oxytriques, et ils ontpris une génération qui succédait à l'autre, comme n'en étant qu'une métamorphose.

M. Slein lui-même se charge de prouver l'exactitude de ma supposition. Il raconte, qu'ayant mis des Vaginicola crysiallina, Ehr., dans des vases, trois jours après, quand il visita ceux-ci, ils étaient remplis d'Acineta myslacina, Ehr., et il prétend que comme ce fait s'est répété deux fois, on ne peut l'attribuer qu'à une métamorphose (2). M. Claparède s'est élevé énergiquement contre cette conclusion, et il a eu raison (3). C'est souvent ainsi qu'ont procédé les observateurs qui nous racontent tant d'élrangetés sur les Microzoaires. M. Gros est encore intervenu lui-même, pour achever de démontrer combien toutes les observations ont été inhabilement conduites. Pour lui il soutient une thèse encore différente de celle de MM. Stein et Pineau ; il prétend que les Yorlicelles ne sont que les résultats de la métamorphose des Kolpodes (4).

(1) Pineau, Observations sur Us animalcules infusoires. Ann. se. nat. Zoologie, 18i8, t. XIX, p. 90.

(2) Stkin, Die Infusionsthierchen, elc, p. 38 el 40.

(;«) Claparède, Mémoire sur le développement des infusoires.

(4) Gros, De la génération primitive ascendante, facultative, cou-

Lorsque Ton voit ainsi MM. Stein, Pineau et Gros admettre des théories si diamétralement opposées, n'est-on pas autorisé, plus que suffisamment, h considérer leurs diverses opinions comme absolument erronées? Pour moi je reconnais n'avoir jamais vu de Vorticelles s'enkyster, et jamais je n'ai vu non plus de kystes à l'extrémité de leur filament d'attache, comme en ont figuré MM. Pineau et Stein. Et d'ailleurs Ton remarque que les kystes, dont parlent ces deux observateurs, se montrent souvent dans des macérations où il n'a jamais existé de Vorticelles et dans des pseudo-membranes tellement compactes qu'aucun de ces animalcules n'y existait évidemment. Ces enkystemenls représentent pour moi, jusqu'à nouvel ordre, des ovules primaires.

Au milieu de ses recherches sur la genèse des Microzoaires, le zoologiste attentif est frappé d'une chose, c'est de la diversité morphologique des espèces qui se succèdent sous ses yeux ; et celle-ci est telle qu'il est extrêmement difficile, et souvent tout à fait impossible de les déterminer. Quelquefois même une multitude de formes apparaissent dans une seule expérience. Ainsi dans une macération de quelques fragments d'un os humain que j'avais rapporté deshypogées de Thèbes, et qui avaient passé trois mois dans l'eau, j'ai vu s'offrira la fois la plu par Ides Vorticelles de notre faune française et en outre un grand nombre d'autres espèces que je ne sache pas que Ton ait ja-

tingentedes infusoires poîy gastriques et votif ères. 1855 (MtEra. présenté au concours).

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mais représentées; c'était un monde nouveau (i).

Ces faits ont déjà frappé comme moi plusieurs savants, ils sont donc fort positifs, et il faut même qu'ils parlent bien hautement, puisque plusieurs descripteurs d'espèces ont été forcés de les reconnaître. Ce sont encore là, comme on le voit, autant d'arguments en notre faveur et que les ovaristes ne pourraient nullement expliquer.

C'est ainsi que dans ses expériences sur la génération spontanée, Gruithuisen, prétend que dans plus de mille cas, jamais les Microzoaires ne se sont présentés sous des formes identiques dans les infusions de substances diverses ou dans les mêmes matières, lorsqu'on les exposait dans des circonstances différentes (2). Burdach assure aussi que les Microzoaires harmonisent leurs formes avec le milieu dans lequel ils se trouvent placés (3). Et il me semble qu'Elirenberg et Treviranus soutiennent la même hypothèse en avançant qu'ils n'ont jamais pu obtenir des Infusoires de forme déterminée dans des Infusions également déterminées (4) : cela me paraît constituer une série d'arguments sérieux.

Les observations d'Ehrenberg ont aussi démontré

(1) Les fragments d'os soumis à cette expérience provenaient de l'extrémité inférieure d'un libia. Ils reslèrent dans l'eau pendant les mois de janvier, février et mars, et furent observés le 1er avril. — La macération ne contenait absolument que des Vorticelles.

(2) Gruithuisen, Organozoonomie. Munich, 18M,p. 164.

(3) Burdach , Traité de physiologie. Paris, 1837, t. I, p. 26.

(4) Thevirakus, Biologie.

HÉTÊROGÉME.

que les Infusoires subissaient d'assez profondes modifications de forme durant leur développement, pour avoir égaré d'une étrange façon la plupart des descripteurs. Il s'est convaincu que douze espèces de 0. F. Muller appartenant au genre Vorlicelle ne sont absolument que les divers états d'une seule et même espèce, dont Lamarck et surtout Bory de Saint-Vincent ont même formé plusieurs genres (t). Fischer a également signalé cette erreur (2). Pour moi, je vois à chaque instant apparaître et disparaître sans retour certaines espèces parfaitement distinctes. Ainsi la Vorlicelle qui est représentée dans ma première planche, et qui y a été dessinée avec une scrupuleuse exactitude, en dédaignant toutes ces exagérations de formes qu'on affecte dans l iconographie; cette Vorticelleje ne l'ai jamais revue depuis dix ans!

Un des naturalistes qui, de nos jours, ont le plus décrit d'Infusoires, et qui par conséquent devrait être un des plus ardents défenseurs de l'invariabilité de l'espèce, M. Dujardin, fait lui-même l'aveu de la difficulté qu'offre la distinction zoologique de beaucoup de ces animaux. En parlant des Paramécies, par exemple, il dit textuellement que leur forme est tellement altérable et variable que l'on sera fréquemment disposé à méconnaître ces Infusoires, quand lescircon-

(1) Lamarck, Histoire naturelle des animaux sans vertèbres. Paris, 1816, t. II.

Bory Saint-Vi>ceist, Mémoire sur les microzoaires.

(2) Fischer, Bull, de la Soc. impér. des naturalistes de Moscou. 1831, t. 111, p. 11. — Rappori aux membres sur quelques faits nouveaux de zoologie.

ANATOMIB DES MICROZAIBES. 415

stances de leur développement auront été modifiées (1).

Anatomie desMicrozoaires. Les Microzoaires n'ont ni la simplicité de structure que leur suppose M. Dujardin (2) , ni le luxe d'appareil dont les décore M. P. Laurent (3j.

Leur organisation a été merveilleusement élucidée par les beaux travaux d'Ehrenberg (4); et nous ne concevons pas que, lorsque ces travaux ont obtenu la sanction de naturalistes aussi illustres que R.Owen et Carus(5), M. Dujardin ait pu dire que malheureusement personne n'a constaté, depuis le savant prussien, l'organisation des Infusoires. Nous-même nous l'avons reconnue, et nous avons contribué, dans l'un de nos mémoires, à démontrer la précision des observations du professeur de Berlin (6).

Le peu de précision de nos connaissances, relativement à l'organisation des Infusoires, était due à ce que, à l'exclusion des Vorticelles, on n'observait pas assez .longtemps les mêmes individus, ceux-ci se dérobant subitement au champ du microscope. Je suis parvenu à exécuter des observations plus lon-

(1) Dcjardi*, Histoire naturelle des infusoires. Paris, 1 841 , p. 482.

(2) Dujardin, Histoire naturelle des infusoires. Paris, 1841, Observations générales.

(3) P. Lauafnt, Études physiologiques sur les animalcules dis infusions végétales. Nancy, 1854, 1858, 2 vol.

(4) Ehrknberg, Infusionsthierchen, etc.

(5) R. Owen, Lectures on the comparative anatomy and physiology. Londres, 1843. p. . — Carus, Traité fanatomie comparée. Paris, 1835, trad.t. II, p. 3.

(6) Pouchex , Comptes rendus de l'Académie des sciences. Paris, 4847. .i

HRTÉROGÉNIE.

gues et plus précises, en plaçant des Microzoaires sur de la baliste très fine, et en pressant légèrement celle-ci avec le compresseur ; alors on obtient des mailles ou des intervalles de 0,10, à 0,12 de millimètre dans chacun desquels il ne se rencontre ordinairement qu'un seul Infusoire de forte taille. Là, sans désemparer, on peut suivre successivement le mode d'introduction des substances alimentaires et le procédé par lequel celles-ci se répartissent dans les vésicules stomacales. Là aussi, on peut compter les contractions des vésicules destinées à la circulation, en déterminer les intervalles, en mesurer l'étendue.

Voici jusqu'à ce moment ce que j'ai pu bien voir, et les points sur lesquels je ne crois pas que, par la suite, on puisse me faire d'objection sérieuse. Dans les lnfusoires appelés par Ehrenberg Polygaslriques, il existe évidemment des estomacs vésiculaires plus ou moins nombreux. Les observations du zoologiste de Berlin et les nôtres se trouvent même pleinement confirmées par l'analogie. En effet, j'ai découvert qu'il existait sur les larves du Cousin commun un appareil digestif ayant les plus grands rapports avec celui de ces Polygastriques. Chez ce Diptère, l'intestin est enveloppé par une couronne de huit estomacs vésiculaires, ovoïdes, qui ne tiennent à celuici que par un canal imperceptible, et qui se remplissent de carmin, avec la même facilité que le font les vésicules stomacales des Microzoaires (1).

Le nombre et le diamètre de ces estomacs est fixé

(1) PotJCBET, Comftes rendus de V Académie des sciences. 1847. Zoologie, t. Il, p. 192, pl. ni, iig. 1.

ANATOMIE DES MICROZOAIRK9. 417

sur chaque espèce ayant acquis tout son développement. Ces organes présentent aussi une forme et une structure invariables. Ils sont presque constamment globuleux, et leurs parois offrent une minceur extrême. On aperçoit très-bien la forme, et Ton peut apprécier facilement le diamètre de ces estomacs, sans même avoir besoin qu'ils soient gorgés de substances colorées. Il suffit qu'ils se trouvent remplis d'aliments. Quoique les parois des vésicules stomacales soient excessivement minces, cependant, lorsque celles-ci contiennent des substances alimentaires, on les aperçoit très-bien ; mais dans l'état de vacuité, on ne les distingue nullement. On ne peut donc considérer ces cavités stomacales, ainsi que Ta fait M. Dujardin, comme de simples vacuoles creusées à volonté dans la substance glutineuse du corps, et n'offrant aucune paroi propre (1). Dans les Vorticellesy on compte trente à quarante estomacs vésiculaires,1 ayant un diamètre de 0,0056 à 0,0076 de millimètre, à l'état de plénitude. Dans les Kolpodes, il en existe constamment vingt à trente de 0,0100 de millimètre de diamètre, lorsqu'ils sont remplis d'aliments.

La prétendue rotation de ces estomacs, que quelques observateurs ont signalée, est une étrange illusion d'optique. Ces organes sont fixés dans leur région respective, et ne s'en éloignent que dans le rapport de l'élasticité des tissus. C'est la gyration du vi tel lus des œufs contenus dans le corps qu'on a pris pour un mouvement des estomacs.

(() Dujardin, Zoophytes infusoires, p. 70. Pocchet.

418 HÉTÉROGÉWE.

La vésicule contractile des Microzoaires est un véritable organe circulatoire, représentant le cœur des animaux élevés. Cette vésicule contractile ou cardiaque est ordinairement unique, et contient un fluide analogue au sang, offrant une teinte d'un jaune fauve extrêmement clair , ce qui la rend facile à distinguer.

Chez les Vorticelles , cette vésicule cardiaque est unique et acquiert un volume énorme, comparativement à celui de ces animalcules. Sur des Vorticelles de 0,080 à 0,100 de millimètre de longueur, elle offre, totalement dilatée, jusqu'à 0,020 de millimètre de diamètre. Chez ces Microzoaires , elle possède des parois extrêmement distinctes , et présente en avant une sorte de conduit jaunâtre, qui ne peut être qu'un vaisseau afférent ou efférent. Sur les Kolpodes, la vésicule cardiaque est également unique, mais proportionnellement plus petite; elle offre de 0,012 à 0,015 de millimètre de diamètre, sur des individus de 0,100 de millimètre de longueur. Sur les Glaucomes, elle n'a que 0,010 de millimètre de diamètre. Chez les Dileptes, il y a deux vésicules cardiaques qui se contractent successivement; Tune est située à l'extrémité postérieure du corps, l'autre vers le œntre.v

Chez les Vorticelles, la vésicule cardiaque se remplit très-lentement et ne se vide qu'à de longs intervalles, mais subitement; elle se contracte toutes les deux à six minutes. Chez les Kolpodes et les Glaucomes, les mouvements de cette vésicule imitent tout à fait ceux du cœur des grands animaux : ils sont très-rapprochés. L'organe se dilate et se remplit in-

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