Dicton napolitain
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LXXI? LECTUIK A U SORBOimS.
rents de lumière qui les inondent, quel aspect offert par ces vallées où les abeilles de mont Hybla effleurent le cactus, le laurier-rose, les dattes des palmiers et toutes les productions tropicales de la flore africaine; par les chênes, les caroubiers, les châtaigniers qui ont bravé les siècles et les laves de l'Etna ; par ces roches déchirées, aux mille couleurs, aux flancs calcinés, aux pics -perçant les nues, et qui enserrent Tile comme les murailles d'une forteresse naturelle plus sûre que les tours normandes de Mattagrifone et les créneaux de San-Salvador : jusqu'aux champs noirs de Catane, tout [est impo-: sant.
Quelles villes furent, dans l'antiquité, Agrigente, Syracuse, Catane, Sélinonte, Messine et Palerme, demandez-le à la jalousie de Tyr, de Carthage et d'Athènes. Les rois normands établirent leur cour k Palerme, dont les empereurs firent une cité splendide. Au moyen âge aussi, Messine, halte préparée sur la grande route de l'Orient, s'enrichit par le passage des croisés, qui s'y attardaient au péril de leurs épargnes et de leur vertu. Pour les navigateurs voguant vers Jérusalem, les hasards de la mer, la fièvre et les pirates étaient moins à redouter que les enlacements de Messine.
Sur cette terre, oii tant de séductions furent accu< mulées par la nature, jusque dans les pentes des volcans qui sèment la mort; sur ce sol miné par les Titans et les Cyclopes, vivait une population grave, énergique et fière, vaincue quelquefois, mais qu'on n'a jamais domptée, car elle a surtout la haine de
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rétranger. Charles d'Anjou expia chèrement le jeug cruel et spoliateur imposé à ces rudes insulaires, qu'il s'empressa d'accepter pour sujets sans connaître le danger du don. — Que ceux qui aiment les drames attachants lisent l'histoire sicilienne. — Les parlements furent une des manifestations de cette vitalité robuste, multiforme, et irascible, mais gui concentre ses colères pour en rendre l'explosioa mortelle.
Les Siciliens conservèrent, sous les Romains et les empereurs de Byzance, leurs comices d'origine grecque ; mais ces assemblées, devenues peu à peu irrégulières, avaient perdu leur autorité, lorsque le comte Roger les fit revivre, vers 1089, en les conabinant avec les coutumes féodales apportées de France. D'une alliance des deux institutions sortit alors, par la spontanéité généreuse du vainqueur k qui ou ne demandait que la paix, un parlement national où siégèrent les délégués des communes, avec les barons de ce pays belliqueux ; mais aucun organe de ce genre n'existait lors de l'investiture accordée par Léon IX : dans l'émotion d'une lutta récente, nul ne s'avisa de recourir aux débris de comices presque oubliés, et paraissant résignés au mutisme.
Aux temps postérieurs, Roger II sollicita deux fois l'adhésion du parlement, à Salerne{il29), puisa Païenne (1130), pour être reconnu roi de Sicile, duc d'Àpulie et prince de Capoue. En 1166, le parlement déféra la couronne à Guillaume II enfant , sous la tutelle de sa mère, Marguerite de Navarre.
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