VUE DU XIII« SIÈCLE. ICI
pferspective de s'illustrer et de s'enrichir dans une course rapide, comme les HauteTÎUe fils de Tan* crède.
Ce travail n'ayant pas pour objet de décrire les opérations stratégiques, nous renvoyons les lecteurs curieux de ces détails à l'ouvrage du comte de Saint- Priest. Suivons donc seulement de nos vœux l'armée qui va franchir les Alpes sous le conunandement d'apparat du jeune Robert de Béthune-Dampierre, gendre du comte Charles, mais confiée eu réalité, pour assurer le succès , à la vieille expérience du connétable Gilles de Traisignies. Trente mille iunnmee, ayant débouché par le Mont-Cenis et le Ifani-Genèvre, s'avançaient en Lombardie avec des bannières où Ton voyait les lis pourprés des Guelfes entrdacés aux lis d'argent de France. Les exilés florentins, en se joignant à la colonne, offrirent à la coîatesse Béatrix de Provence souriant aux soldats et portée sur un palefroi comme Bradamante, l'aigle de gueules et'le serpent de sinople de Clément IV. On vit là des évêques ayant quitté la mitre pour le casque, et des scapulaires sur les armures.
Pendant cette marche triomphale qui réalisait un roman de chevalerie, une escadre se formait à Marseille, dont le nom évoque le souvenir de tant d'expéditions pieuses, militaires ou savantes. Quel est celui d'enU'e nous qui n'a pas traversé la vieille cité phocéenne pour se diriger en pèlerin, en soldat ou eu explorateur vers la Palestine, l'Egypte, les rives du Bosphore ou l'Italie?
Le frère de saint Louis, trouvant la route de terre
Digiti;