VERS ÉCRITS AU DIESBACH
Mais quand la mer des temps a dévoré nos jours, Tout est fini pour nous! Nous sommes cette écume Que pompe le matin, de ton onde qui fume,
Un rayon du soleil!... Elle monte dans l’air, L’obscurcit un instant, puis s’y fond et s’y perd!...
£a JFUdje.
Non piu coiuoncio d'amiei , non piu aperatuc , F. fra un arrolo , cbi respirer* in queste celle ?
Sll». P ILLICO.
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Lorsque la vaste nuit proclame le silence.
Et des vallons montant au sommet des coteaux , Dans les airs étend l’aile, et doucement balance Le peuplier de nos châteaux ;
A cette heure de paix, en proie à l'insomnie, N’as-tu pas pour dormir laissé fuir tes pensers , Remonté tristement le fleuve de la vie Et recompté les jours passés,
Ces jours de la jeunesse, où la vie est si fraîche, Si pleine de parfums, de rêves et d’amour?
5/j .LA FI.F.CH F.
Oh! n'as- tu pas, ami, quelquefois vers la Flèche Fait un long et triste retour?
Souviens-toi du clocher où souvent le dimanche Nous regardions d’en bas, pauvres adolescents, Flotter dans le soleil, avec la robe blanche.
L’onde des plis éblouissants.
Ami, sur ce clocher qu’orne une galerie,
A travers le sommeil mon esprit s’est porté;
Et de là j’ai senti la sombre rêverie Inonder mon cœur attristé.
De ce point élevé l’horizon se prolonge Au delà des sentiers que nous avons foulés;
Mon œil familier aime à les suivre et plonge Aux jours qui s’y sont écoulés.
J’aperçois à mes pieds la cour profonde et noire,
Où chacun dans son groupe avait pour tous les jours A conter en marchant un nouveau plan de gloire, L’histoire de nouveaux amours.
Oh! quand nous avions vu sous le platane sombre Glisser des pas de femme, ou fuir un voile blanc,
Fût franchi les fossés , à la faveur de l’ombre ,
Pour baiser l’empreinte en tremblant;
Oh! quand les jours de fête, en traversant la ville, Une vierge à l’œil pur, regardant du perron