G8 , LA. SUISSE
Tu sais ces longues nuits qu’on accuse en pleurant, Quand le corps, épuisé par un feu dévoraut,
Se tourne, et que l’œil cherche, à ses lueurs vermeilles, A saisir le matin... Trop longtemps la douleur Qui ride et qui vieillit, en toi s’est fait entendre,
O mon âme! et personne, hélas! pour la comprendre N’a senti résonner une fibre en son cœur!...
Fais vibrer, si tu peux, une lyre nouvelle.
Qu’une pensée, enfin, moins sombre, se révèle,
F.t chante îlans ta joie un hymne de bonheur ’
Oh! comme tout est frais et doux dans la nature. Dans la vapeur du soir dont l’herbe se sature ;
Dans cet air imprégné d’une haleine de fleurs !
Le beau printemps revêt sa robe aux cent couleurs , Mon sang bondit plus libre à sa source ravie Et c’est comme autrefois au matin de ma vie!... -
O Suisse! sur un char qui glisse en vous portant, Qui dans un mi-sommeil berce l’esprit flottant,
Jette derrière vous chaque scène qui passe,
.Et roule, en franchissant l’espace,
O Suisse! tes tableaux, quand l’œil entrouvert dort. Passent délicieux, comme des rêves d’or.
On voit à l’horizon apparaître une tache :
C’est un mont dont le bord sur le ciel se détache , Comme un cap écliancré que baigne l’océan..
Il fuit l’œil , reparaît : c’est un vaste géant Qui dans sa force assis, brave encor la tempête - f