‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 25 sur 108 · A BT" I.** % AUTEUR D’UNE NOUVELLE SCR LR U KM F. SUJET · texte numérisé non relu

A BT" I.** % AUTEUR D’UNE NOUVELLE SCR LR U KM F. SUJET

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Il est une heure de silence.

Où la nature qui pâlit ,

Entre la lumière et la nuit Lutte, et languissamment balance.

Comme un malade qui s’éteint, Dans les ombres de l’agonie.

Et sur les bords d’une autre vie Entrevoit un nouveau matin....

Où d’une lueur défaillante La dernière cime des monts Se dore... où l’étoile oscillante Jette de timides rayons ;

LàCVfcRTZ.

Gomme une vierge palpitante Qui hasarde ses premiers pas ,

Se défie encor d’elle, et tente L’éclat de ses jeunes appas...

Où le souffle du zéphyr semble Plus voluptueux et plus frais ,

En caressant dans les forêts ,

Le sapin chevelu qui tremble.

Heure sainte et de recueillement, Heure de paix et de mystère,

Où l’àme au-dessus de la terre Fuit et remonte doucement;

Se rend maîtresse de l’espace;

Et dans un monde quelle embrasse Voit des images voltiger....

La plus poétique des heures Venait entourer nos demeures,

De son voile ombreux et léger.

Mollement étendu sur l’herbe Du Righi , ce premier chaînon D’une chaîne longue et superbe,

Et qui sous le magique nom :

Alpes ! décore l’Helvétie Dans ses gigantesques contours,

Je laissais mon âme adoucie De ses pcnsers suivre le cours.

J’apercevais Lauvertz en face, I^uvertz qui ne conserve plus,

LAOVERTZ.

Du jour dont le souvenir glace , Qu’un funèbre nom et sa place !

Quand ses flots , un instant perdus Sous une montagne qui croule , Perçant la masse qui les foule, Jaillirent au ciel en sifflant !

Cette terre aride et sauvage,

Théâtre d’un affreux ravage , Cloaque impur et désolant Où la chouette et la cigale Chantent la mort et les douleurs.

Se pare d’anciennes couleurs, S’étend... et sa pente inégale Que des rocs pressent de leur poids , S’aplanit en miroir limpide,

C’est un beau lac... Comme autrefois Le soir de son souffle le ride;

On entend frémir ses roseaux ;

Ses bords se découpent en frange ;

Le chalet des hameaux s’y range,

Et le ciel renaît dans ses eaux !...

Une barque attend à la rive :

Et quand le passager arrive.

Elle danse et fuit... et voilà Que de la gondole qui glisse Part en sautillant ce cri suisse, Qu’on n’entend qu’au Tyrol ou là.

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