‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 3 sur 108 · QUI LUI AVAIT ADRESSÉ MARU80UTES LES HEURES D'INSOMNIE · texte numérisé non relu

QUI LUI AVAIT ADRESSÉ MARU80UTES LES HEURES D'INSOMNIE

-sMoat/ei

J’ai l’honneur de vous renvoyer le manuscrit que vous avez bien voulu confier à mon jugement.

En pareille matière, je n’ai de jugement que mes impressions : elles sont toutes en faveur de ces remarquables poésies où le talent d’écrivain disparaît sous la sensibilité profonde et colorée du vrai poète. Ces vers ont une âme qui parle à la mienne, et quand une sympathie pareille s’établit entre l’auteur et le lecteur, il n’y a plus de critique, il n’y a que des larmes. C’est le seul

tribut que j’aie payé à quelques-unes de ces pages. Vous savez pourquoi; et je ne doute pas que celles du public ne s’y mêlent souvent. Tout l’avenir du poète n’est-il pas dans ce rapport des sentiments qui naît entre lui et des âmes inconnues dont il devient le confident, l’interprète et l’ami? Celui-là, Madame, on peut avec assurance le promettre à l’auteur au sujet de qui vous voulez bien me consulter. C’est bien mieux que de la gloire, c’est de l’affection.

Agréez de nouveau, Madame, l’assurance de mes respectueux hommages.

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