‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 4 sur 108 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

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My nrerflowing tears guih out !

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Vois-tu là-bas, ina mère, au dos de la colline, Vois-tu là-bas pencher sur le sol qui s’incline, L’asile solitaire où dorment les tombeaux?

A l’approche des morts, le sentier reste vide;

Le monde qui les fuit, dans son oubli rapide,

Se détourne en passant de leurs tristes lambeaux; Autour de leur demeure un désert vient s’étendre, Et durant les longs jours rien ne s’y fait entendre Que la voix rauque des corbeaux.

Hélas ! avec horreur on fuit le cimetière.

On vient pleurer un jour sur la funèbre pierre

APRKS

Qui renferme les os d’un ami, d’une sœur;

On veut bien pour un jour prendre sur son visage Les dehors de tristesse accordes par l'usage Au pénible devoir d’une froide douleur ;

Puis au sein des plaisirs le vivant qui se noie,

Ne songe plus au mort, cette lugubre proie Que réclame le ver rongeur.

Sur le corps délaissé que couvre un peu de terre, La ronce qui s’y traîne et l’herbe solitaire Tendent leurs bras épais , comme un dernier linceuil , Et ces membres humains, froids débris de la tombe. Sur qui votre pensée à peine encore tombe, Nourrissent aujourd’hui les herbes du cercueil. Pourtant, quand la lumière illuminait cet être, Quand en lui débordait la vie, alors peut-être De joie il comblait votre seuil.

Ce cœur qui vous aima, qui n’en aima point d’autre ; Cette main qui souvent venait chercher la vôtre;

Et ces bras caressants qui vous ont enlacés ;

Ce sein où vous alliez pour poser votre tête;

Cette bouche angélique à bénir toujours prête ;

Ce front... tout est là... tout... ingrats! et vous passez! Votre pensée ailleurs s’échappe et se replie;

Et, pour l’heure donnée à la mélancolie,

Vous dites: « J’en ai fait assez! »

Oh! pour moi ne crains pas que jamais ma pensée Laisse aller dans l’oubli ton image effacée ,

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