‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 34 sur 108 · RÊVE · texte numérisé non relu

RÊVE

Toi qu’en tout je vois et j’adore , Dans la lumière de l’aurore.

Dans le crépuscule du soir,

Dans l’éclat des fleurs virginales.

Sous les voûtes des cathédrales,

Et dans l’arom de l’encensoir!

Étoile, au firmament ravie,

Flambeau qui réjouit ma vie ,

Et dont la brillante clarté Vint dissiper l’obscurité Qui pesait sur ma triste route, Lorsque, malheureux pèlerin, Flottant dans les ombres du doute, Je t’ai rencontrée en chemin !

Ange aux consolantes paroles ;

Fleur dont les suaves corolles , Comme un trésor, semblent s’ouvrir Tes doux parfums enivrent l’âme ; Celui que brûlerait ta flamnie,

Qu’il serait heureux de mourir !

Que j’aime à voir ton front candide Et la paupière tout humide,

Et ces longs cils qui sur tes yeux Retombent! comme dans les deux Lin nuage sombre qui passe,

Vient dérober pour un instant Le foyer de l’astre éclatant Qui sous l’épaisse ombre s’efface.

Get œil bleu, que j’aime à le voir!

Dût-il me résoudre en poussière, Verse sur moi de ta paupière O foyer brûlant de lumière , Depuis l’aurore jusqu’au soir!

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Mon sein d’émotion est encor soulevé.

Je dois sortir d’un songe. Oh ! qu’ai-je doue rêvé!.. J’ai cru sentir descendre une fraîche rosée,

Et tomber dans mon âme un instant reposer,

Le rayon lumineux d’un céleste bonheur !

L’illusion fut brève, et courte la lueur.

Mou Dieu ! dans les transports d’une extase rapide J’ai savouré les flots d’une source limpide,

Ecouté retentir d’harmonieux accents,

Qui de trouble et d’atnour font palpiter les sens , Et qui, vivants encor, vibrent daus mon oreille.

Mais d’un rêve enchanteur voilà que je m’éveille.

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