‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 53 sur 108 · JO · texte numérisé non relu

JO

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« Et toi, torrent! mugis à jamais sur sa tombe!...

« Meurs donc! et que l’enfer sur ta tête retombe! »

Et seul, le fratricide attendit Iacoubé...

Mais tandis qu’il rêvait, par son crime absorbé , Une forme angélique, et dont le front s’avance Au-dessus du rocher, avait crié : Vengeance!

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« A nos fêtes, dans le salon,

« Elle apportait un cœur de flamme , « Et de la danse elle était l’âme.

« Comme entre les fleurs du vallon ,

« Une rose à pliante tige,

« Sous chaque brise «pii voltige,

« Se baisse et reparaît au vent;

« De même, à d’autres fleurs unie,

« Sous le souffle de l'harmonie,

« Elle allait et pliait souvent.

I r >1 LES CAHOTS,

■< Du bal elle était la plus belle.

« Sa voix pure avait pour chacun ,

« D’amour je ne sais quel parfum « Qui ravissait. — Où donc est-elle?... »

O jeunes gens qui la cherchez,

Il lui faut un vengeur : sachez Que sur la croulante berge,

A travers les sillons heurtés.

Un infâme emporte la vierge.

Quels sons étranges! écoutez.

« Comme ton char roule et gravite « Vite!

« Ainsi ue cours pas à l’écart ,

« Car

« Cette route encor non battue « Tue.

« Ma blanche couronne de fleurs « Se brise et tombe de ma tête.

« Hélas! pour moi ce soir de fête «Finira, je crains, par des pleurs.

« Que tu n’entends me faire injure « Jure !

« L’humidité, durant la nuit « Nuit.

Oll LES DANGERS DU BAI..

Et sur inou front qui s'en imprègne o Règne.

L’acier dont ou l’avait orné ,

Ainsi qu’une offensive armure,

Dans mon épaisse chevelure,

En dards pénétrants s’est tourné.

Ah ! l’amour trompe dans sa flamme « L’âme.

L’ornement, sous tes yeux amis,,

« Mis,

Tu n’eus plus de pensée amère,

« Mère!

Et tu me dis dans ton orgueil :

De la beauté cueille la palme.

Au bal, cet air candide et calme Fera sourire, à peine au seuil.

Viens, au bonheur que ta jeunesse > « Naisse !

A ce cri qui, de toute part « Part ,

Et qui, dans son triomphe, au faîte,

« Fête

La puissance de la beauté.

Dans l’enfant se sentant revivre.

Quelle est la mère, en son cœur iviv,

LES CAUQTS,

« Qui n'ait de plaisir palpité !

« Mais déjà l’archet qui frissonne a Sonne,

« Déjà j’entends vibrer dans l’air « L’air,

« Qui fait que la chaîne en cadence « Danse.

« Viens, ma fille, c’est le moment.

«Ne perdons point l’heure propice.

« L’impatience qui s’y glisse « Vient d’assombrir ton front charmant. »

« Et maintenant ma mère pleure

« L’heure ■ .

« De son triomphe évanoui...

« Oui !

« Je vois cette mère trop tendre « Tendre

« Vers le ciel vide ses deux bras.

« Et , d’une voix profonde et sombre ,

« Appeler en criant dans l’ombre,

« Sa fille qui ne répond pas !

« Je ne sais; mon cœur, qui redoute,

« Doute

« De celui qui, d’un air maudit ,

« Dit

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