OU LFS DA NO FUS DU BAL
Que ma mère pour elle-mèine « M’aime!
Cesse de m’en dire du mal.
Ma mère m’a rendue heureuse.
Non, non, cette voix doucereuse
Dit quelque chose d’infernal.
Ali! pourquoi toujours reste-t-elle « Telle,
(iette voix qui si méchamment « Ment ?
C'est d’une hypocrisie insigne « Signe.
De moi tu n’as pas de pitié!
Comme une feuille je frissonne.
Devant moi je ne vois personne
Qui passe la nuit ce sentier.
I«a lune qu’une ombre sanglante « Hante,
Le crêpe qui sur nous profond « Fond ,
La bise qui fait dans l’orage « Rage,
Je craius ce que j’entends et vois.
Contre moi, pauvre créature,
Il me semble qne la nature •
Prenne une ligure, une voix.
LKS CAHOTS,
« Partout je ne vois qu’un emblème « Blême,
« Qui nie fait avec toi , trompeur,
« Peur.
« L’éclair près de nous dans l’espace « Passe.
« Chaque instant double mon effroi ;
« Le tonnerre par éclats saute.
<■ Mon Dieu! si j’ai fait une faute,
« De grâce pardonuez-la-moi !
« loi, qui dans tou beau ciel, madone « Donne
« Aide et force, vois, ton enfant « Fend
« De cris, l’ombre dont elle est ceinte, « Sainte!
« Et toi, tu ris de mes douleurs.
« Dans la poudre je m’humilie;
« Et si grande fut ma folie,
« Oh! je l’expie avec des pleurs!
« Ta proie, à tes pieds qu’elle trempe, « Rampe :
« Mais le ver qui dans le remord « Mord ,
« L'enseignement qui de la tombe « Tom be ,
« Ne sauraient même t’émouvoir.
« Au sein de ce chaos étrange,
« Ta figure, que rien ne change,
« Ne me fait plus qu’horreur à voir!...
— « Cette ire bouillonne en ta veine « Vaine.
« Je reste à tous ces cris d’effroi « Froid.
« Et te ferai, dans le mystère,
« Taire !
« Crois-moi, sois soumise avant tout.
« Ces emportements et ces larmes « Peuvent bien avoir quelques charmes , « Mais enfin, on en perd le goût. »
Et le char toujours roule, roule.
Le tonnerre en éclats s’écroule; A travers les champs désertés,
Et sur la colline sonore,
On entendit, longtemps encore.
Des cris pénibles et heurtés !
Jeannette
Crt ittotssonimiee,