JEANNETTE
IaT vertu pKaisait , et les hommes I<a trouvaient encore à vingt ans.
Jeannette n’en avait que seize,
Et son sein battait de pudeur ; Souvent sa mère, à sa candeur, S’étonnait, et souriait d’aise.
Vive et rieuse, sa gaieté Charmante animait tout le moudc, Et, daus les hameaux à la ronde,
Il était bruit de sa beauté ,
On citait Jeannette la blonde.
Seule, elle ignorait ses attraits:
Et, le dimanche, après la messe, Quand, sous l’ombre des tilleuls frais.
Où se rassemble la jeunesse,
Sous ses yeux bondissant d’ivresse.
Chacun rivalisait d’adresse.
De son cœur pour s’ouvrir l’accès , Elle cherchait, dans sa simplesse, Pour qui l’on faisait tant de frais.
Au même temps , dans le village , Vivait le tendre Julien.
Ils étaient voisins, et son âge De deux ans dépassait le sien.
Avec leur enfance folâtre ,
Ils avaient confondu leurs jeux,
Et, dès le berceau, le même âtre