‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 66 sur 108 · LE PETIT · texte numérisé non relu

LE PETIT

Replaçons bien vite la montre !

Elle me donne le frisson.

Mon vieux père avait bien raison , Et ce que j’éprouve le montre :

PT étendons pas notre horizon .

Car c’est par la route du vice Que presque toujours on en sort.

Restons pauvre jusqu a la mort , Et continuons le service.

Qu’ont fait avant, tous mes aïeux Et dont seul je me sens capable.

Restons pauvre... Encor non cou J’étais déjà trop malheureux!

Et si ma mère est dans la peine , Travaillons avec ardeur.

Et quand ma bourse sera pleine, Allons, en pleurant de bonheur, Et sur les lèvres le sourire,

La lui présenter et lui dire :

Elle est à vous!...

Allons, finissons notre tâche,

Et jusqu’à ce jour, sans relâche.

Comptons nos sous !

Suivons ma course vagabonde,

Et tâchons d’égayer le monde Par des chansons.

Remplissons ma bourse bien vite,

RAMONEUR

Allons, partout demandant gîte,

Dans les maisons.

Et si, l’opulence trop fière Pour s’arrêter à ma prière,

N écouté pas

Les sons qu’en tremblant je marmotte , Plus loin, emportant ma marmotte, Tournons nos pas.

Et gaîment passons la journée,

En ramonant la cheminée Du haut en bas!

£e £ion mouvant,

A LUCERNE ( le 9 août nu. )

I41 voix d'uo peuple entier le» berce en leur tombeau.

Dans ses flancs déchirés reste un sanglant tronçon. Sa vie, en bouillonnant, s’échappe et flotte errante. Mais il protège encor le royal écusson De sa griffe mourante.

Qu’il règne de tristesse en ses yeux amollis !

Et son dernier regard n’est point pour sa bannière : 1 Il expire, en posant auprès des fleurs de lis Sa sanglante crinière.

Venez, ne craignez rien : chacun peut l’approcher : Percé du fer rebelle, il va mourir et tombe

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