‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 70 sur 108 · IC)G · texte numérisé non relu

IC)G

Quand, furieux, k bruit dans l’ouragan bouillonne, A travers un ciel noir que la flamme sillonne De ses éclairs étincelants;

Qu’il menace et rugit, tournoyant dans la trombe, J’adore du Très-Haut la colère qui tombe

Dans le sein des hameaux tremblants.

Quand, brisé, par sanglots il éclate en automne, Quand au fond des forêts s’engouffrant , il entonne L’hymne sourd des grandes douleurs;

Quand dans l’air, où du soir la lueur s’est enfuie ,

Il passe, et sur nos toits, en globules de pluie. Tombe et s’étend comme des pleurs !

Oh! j’aime, j’aime alors, dans le calme et dans l’ombre, A m’entourer aussi d’une tristesse sombre,

A m’abîmer dans les torrents...

Et je laisse courir vers les flancs du nuage Mon âme qui se fond dans les pleurs de l’orage Et vole sur l’aile des vents !

Chaque son, chaque note au hasard répandue, Chacune de ces voix roulant dans l’étendue, Depuis la terre jusqu’au ciel,

Se fondent en accords dont la chaîne infinie Toujours descend, remonte, et forme l’harmonie, Ce symbole de l’Elernel.

Oui, dans tout ce qui sent, se remue ou respire,

Le ciel a mis un son , dans le son un empire ;

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