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Le silence régnait au-dessus du vallon :
Dans son aire bercé se reposait l’aiglon.
Le torrent s’endormait sur sa couche de pierre , Et du hetre immobile une blanche lumière Traversait le feuillage, et venait l’inonder.
La lune à l’horizon paraissait déborder,
El les cimes des monts, de glaces surmontées, Confondaient dans les deux leurs zones argentées !
ENGELBF.RG.
lit partout respirait le calme d’un beau soir...
Au seuil de sa cabane, en long vêtement noir.
Immobile et debout, se tenait solitaire
Une femme pleurant... Dans sa tristesse amère,
Son œil terne et voilé regardait le chemin ,
Où deux fiancés brillants, et la main dans la main , Chantaient en s’éloignant d'une voix modulée,
Ces mots , que redisait l’écho de la vallée :
AZRAKL.
De mon pays les portes vont s’ouvrir.
Déjà j’entends des cantiques de fête :
Sur tous ces monts dont resplendit le faîte ,
Je vois des amis accourir.
Et sur son trône, en sa gloire sereine.
Pour t’embrasser, l’heureuse souveraine Incline son front immortel !
Hosanna! l’heure, l’heure presse î Que ton cœur batte d’allégresse!
Chante, chante, pleine d’ivresse,
Chante avec Azraël !
ElfGELBP.RG.
LA JF.UNF. FILLE.
A mon pays je dois doue dire adieu !
A ee torrent dont j’aimais les murmures,
A ces beaux monts si riches en pâtures ,
A l’église où je priais Dieu !
Je vois encor, là-bas ma pauvre mère,
Qui me regarde, au seuil de la chaumière, Pleurant dans son chagrin mortel.
Hélas! hélas ! l’heure me presse!
Je serais pleine de tristesse,
Si je ne sentais pas l’ivresse D’être auprès d’Azraël.