‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 79 sur 108 · PRIÈRE · texte numérisé non relu

PRIÈRE

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Et du pied refoulant l’abîme des tenebres,

Se lever, vainqueur de la mort !...

On entendit trembler les voûtes de sa tombe.

Sur la pierre qui s’ouvre et de côté retombe ,

Un ange s’est assis dans des flots de clarté!...

Et toi qui venais là , brisée au fond de 1 âme,

Vers le tombeau, pleurant, sois consolée, ô femme! Car ton fils est ressuscité !

Raconte aux nations cette merveille étrange!

Raconte ce qu’a dit, à ton approche, l’ange,

Qui , sur la pierre ouverte était assis et seul , lorsque tournant vers toi son visage splendide.

Il t’a montré du doigt, dans le sépulcre vide,

Son blanc suaire et son linceul!

Il est ressuscité!... De l’esclavage immonde Qui dans la sombre nuit faisait gémir le monde ,

Au signe de la croix se sont brises les fers.

Que la terre à jamais d’amour soit embrasée .

De l’antique serpent la tête est ecrasee,

L’esprit du mal roule aux enfers!

Debout! réveille-toi de ton pénible somme!

De la nuit du tombeau remonte à la vie, homme ! Car du prix de son sang ton Dieu te rançonna.

Que sous les temples saints dont s ouvre le portique. D’un bout du monde à l’autre on chante le cantique. Du retentissant Hosanna!

A l’occasion DE PÂQUES. , î»y

Les disciples entre eux pleuraient leur divin Maître : Soudain dans la nuée ils virent apparaître Le visage du Christ resplendissant et doux.

H éleva ses mains sur la troupe assemblée :

« Je vous ai devancés, dit-il, en Galilée,

« I^a paix toujours soit avec vous! »

Souviens-toi , souviens-toi. Christ, de cette parole. Oh ! fais que ta promesse à travers les temps vole , Et d’un esprit de paix nous anime toujours!

Maintenant comme alors tes disciples sont frères : Oh ! de ton souffle éteins les passions contraires Qui les déchirent de nos jours!

Quand un nuage vint t’emporter de la terre.

De nouveau tu rentras au fond du sanctuaire Dont le voile éternel couvre ta trinité.

Et de là, sur les temps qu’à la fois il embrasse ,

De ce qui doit venir ton œil fixe la trace,

Tu mesures l’immensité !

Tu sais longtemps d’avance où toute chose aspire, Et le destin de l’homme et le sort d’un empire Balancent renfermés dans ta puissante main.

Oh! ne permets jamais, Seigneur! que ma patrie. En proie à la tourmente, et par les vents flétrie. Soit le jouet du genre humain!

Regarde-nous, Seigneur! dans ta miséricorde!

De nos honteux débats fait cesser la discorde,

aa8 PR1ÈRK a l’occasion i>e pIqies.

De ton esprit divin illumine les rois!

Viens éteindre en nos seins les passions frivoles ! Sur le piédestal d’or, où siègent les idoles ,

Place l’étendard de la croix!

Fais encore, ô Seigneur! oh ! fais que le poète Ne soit point ébloui par l’éclat qu’il reflète,

D’un chemin périlleux qu’il évite l’écueil !

Que l’inspiration qui par toi fut prêtée,

Dans son sublime vol tout à coup arrêtée,

Ne périsse point par l’orgueil !

Souvent si la douleur marche avec le génie, Souvent s’il est en butte à l’amère ironie ,

Qu'il n’exhale jamais un gémissement vain !

Et de l’âpre sentier, dont l’ombre l’environne ,

Qu’il cueille chaque épine, et puis, qu’il s’en couronne Comme autrefois ton front divin!...

£e ©Ittâer

î>e la JolU-^tanrrr.

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