‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 95 sur 108 · A LA MÉDITERRANÉE · texte numérisé non relu

A LA MÉDITERRANÉE

Quand Dieu de l’univers fixa la destinée,

Il sembla décréter, 6 Méditerranée!

Que tout prodige irait illustrer ton bassin.

A son lever c’est toi qui réfléchis l’aurore;

De tout temps l’on a vu les grands hommes éclore Au souffle fécondant exhalé de ton sein.

Souvent, sur toi penché, s’inspira le prophète,

Et ta brise a passé sur la divine tête Qui racheta le genre humain!

Jusqu’à la fin des temps ta vague doit bruire;

Tes bords ne sont point las , à force de produire ; Tout change devant toi , mais tu ne peux changer. Et peut-être qu’un jour, sur tes brillants rivages,. Les nations viendront , confondant leurs langages , Et la main dans la main , s’unir et se ranger ;

Et que celui qui doit pacifier la terre,

Au moment où je parle est errant, solitaire,

Sous tes longs berceaux d’oranger.

Sainte |J!)Uamène.

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