‹ Heures de poésie (volume 2)Chapitre 43 sur 55 · HYMNE A LA VIERGE MAHIE · texte numérisé non relu

HYMNE A LA VIERGE MAHIE

Les petits enfants des oiseanx Ne connaissent pas la misère , Ils ont tous des nids pour berceaux , Us ont tous le sein d'une mère.

(*) Cet kymne est mit dans la boHcke de jeunes et paurres oq^l&elines recneillies dans une maison de charité^ sous Tinvoca- Uon de la Sainte Vierge.

Celle qui leur donna le jour Les met à l'abri sous son aile , Gomme ils se serrent auprès d'elle.

Pour se réchauffer tour^-tour !

-^ Quoi ! tu les quittes, tendre mère, Ton cœur n'entend-il pas leurs cris?. . .

Pauvres oiseaux , ils ont compris Qu'ils n'avaient que toi sur la terre.

Aux accents rompus de sa voix Chacun autour d'elle s'empresse , J'ai vu s'ouvrir, dans leur ivresse , Tous les petits becs à la fois

Hélas ! tous les jours de ma vie , Heureux oiseaux , quand je vous voi.

En pleurant je vous porte envie ,

Ma mère , alors je pense à toi !

Quand j'étais bien petite encore Veîllais-tu près de mon berceau ?

Près de moi roulant ton fuseau , Ma mère , attendais-tu l'aurore ?

Lorsque ta fille avait bien froid Prenais-tu sa main dans la tienne?

Pour m'écbauffer de ton baleine , Réponds , te pencbais-tu sur moi ?

-— Plus beureux cpe moi sur la terre , Déposant son duvet léger, Quand l'oiseau cbercbe à voltiger, Qui le lui montre? c'est sa mère.

Qui soutint mon pied cbancelant?

Est-ce toi? réponds, ô ma mère!

Dans le chemin de la misère Qui me soutiendra maintenant?

Tes yettx voyant mon innocence Peut-être souriaient; ton coeut S'ouvrait , joyeux , à l'espérance,....

Et le mien s'ouvre à la douleur.

Je suis seule , hélas ! sur la terre,

Il est trop vrai , j 'ai tout perdu

— Qu'ai-je dit? non , tout m'est rendu , Pour nous il est une autre mère.

Elle demeure dans les cieux , Mais souvent descend sur la terre , On dit qu'elle aime la prière Des petits ^fants maibenfeux.

Je me souviens dans ma disgrâce Devoir dit à l'enfant Jésus :

Près de ta mère fais-moi place , 8^ Car la mienne , je ne l'ai plus. >»

Et dès^lors la Vierge Marie A voulu me servir d'appui , Et sur sa poitrine bénie Elle me reçut près de lui.

Ah ! soyez toujours notre mère , A l'enfant qui vous fut soiunis , De nos jeunes cœurs réunis Présentez encor la prière ;

Gardez nos coeurs en pureté Pour mieux célébrer vos louanges , Et qu'après nous soyons vos anges, Vos anges dans l'éternité !

f[ave\nv l^e la Simce.

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