HYMNE A LA VIERGE MAHIE
Les petits enfants des oiseanx Ne connaissent pas la misère , Ils ont tous des nids pour berceaux , Us ont tous le sein d'une mère.
(*) Cet kymne est mit dans la boHcke de jeunes et paurres oq^l&elines recneillies dans une maison de charité^ sous Tinvoca- Uon de la Sainte Vierge.
Celle qui leur donna le jour Les met à l'abri sous son aile , Gomme ils se serrent auprès d'elle.
Pour se réchauffer tour^-tour !
-^ Quoi ! tu les quittes, tendre mère, Ton cœur n'entend-il pas leurs cris?. . .
Pauvres oiseaux , ils ont compris Qu'ils n'avaient que toi sur la terre.
Aux accents rompus de sa voix Chacun autour d'elle s'empresse , J'ai vu s'ouvrir, dans leur ivresse , Tous les petits becs à la fois
Hélas ! tous les jours de ma vie , Heureux oiseaux , quand je vous voi.
En pleurant je vous porte envie ,
Ma mère , alors je pense à toi !
Quand j'étais bien petite encore Veîllais-tu près de mon berceau ?
Près de moi roulant ton fuseau , Ma mère , attendais-tu l'aurore ?
Lorsque ta fille avait bien froid Prenais-tu sa main dans la tienne?
Pour m'écbauffer de ton baleine , Réponds , te pencbais-tu sur moi ?
-— Plus beureux cpe moi sur la terre , Déposant son duvet léger, Quand l'oiseau cbercbe à voltiger, Qui le lui montre? c'est sa mère.
Qui soutint mon pied cbancelant?
Est-ce toi? réponds, ô ma mère!
Dans le chemin de la misère Qui me soutiendra maintenant?
Tes yettx voyant mon innocence Peut-être souriaient; ton coeut S'ouvrait , joyeux , à l'espérance,....
Et le mien s'ouvre à la douleur.
Je suis seule , hélas ! sur la terre,
Il est trop vrai , j 'ai tout perdu
— Qu'ai-je dit? non , tout m'est rendu , Pour nous il est une autre mère.
Elle demeure dans les cieux , Mais souvent descend sur la terre , On dit qu'elle aime la prière Des petits ^fants maibenfeux.
Je me souviens dans ma disgrâce Devoir dit à l'enfant Jésus :
Près de ta mère fais-moi place , 8^ Car la mienne , je ne l'ai plus. >»
Et dès^lors la Vierge Marie A voulu me servir d'appui , Et sur sa poitrine bénie Elle me reçut près de lui.
Ah ! soyez toujours notre mère , A l'enfant qui vous fut soiunis , De nos jeunes cœurs réunis Présentez encor la prière ;
Gardez nos coeurs en pureté Pour mieux célébrer vos louanges , Et qu'après nous soyons vos anges, Vos anges dans l'éternité !
f[ave\nv l^e la Simce.