L'AVENIR DE LX FRANCE
O toi, ministre de veDgeancc Devant qui Lucifer a fui ; Michel, vieux patron de la France , C'est toi que j'invoque aujourd'hui.
(*) C«lte pièce a obtenu ane mention honorable au concours outert par la Gazette du Midi.
A mon luth jeune , mais fidèle Ajoute une corde nouvelle , Mon cœur est pur, viens le bénir, Et toi France , auguste patrie , Belève ta tête flétrie , Un Dieu m'a dit ton avenir.
Mais avant qu'en mon vol sublime , Des temps j'interroge le cours, Je veux d'un afiront légitime Frapper les vices de nos jours ; Car je n'ai point dans mon délire.
Echangé les dons de la Ijre Contre mes droits de citoyen , J'ai gardé libre mon génie Et la gloire ou l'ignominie Tour à tour font vibrer mon sein*
Oui, mes yeux ont vu l'égoïsme , Du peuple épuiser le trésor, Et vantant son patriotisme , Cumuler de vils monceaux d'or :
Nous avons vu la Providence Proclamée en pleine séance Par verdict ministériel , Tel jadis , en son zèle extrême , Robespierre à VEtre suprême Daignait rendre son trône au ciel.
Le mépris déborde de ma bouche « Mais ralentissons nos dédains , Hélas ! leur liberté farouche Riverait ses fers à nos mains.
Courage et silence ; ô mon âme !
Pour l'ayenir qui te réclame Réserve tes'jeunes efforts ;
Courage») d filft de la patrie !
Pour gémir trop courte est la yie ^ L'espérant est le p^désfttH^ :
L'espérance ! ils osent encore La ravir à nos vœux ardents ; A l'autel que mon cœur honore Ds osent dérober l'encens !
Plus cruels que n'étaient vos pères, Dans vos lois, ô guides austères, Vous ressemblez à Lucifer ; Inexorable en sa vengeance, Sa main grava : plus D'BSPéRAiràÉ I . . .
Et tel fut le sceau de l'enfer.
Laissons les mé^bàuts danâ \e\Èt fange, Leur àbuffle pourrait noiis terdii* ; Mais fuyant uil tmiàt ot UMt change
Élançons-nous àénè )'âf einr.
M6flft(mÀlôtijoâtis, iiiehtdnâ encore D'un attlirekorizôn tp!<m ignore, Dérobons les secrets aùi cieiix ; Montâm obmme le vieux Moîise, Et qu'ef^ti ta têttt promise Se dé^onk devant nos yeut.
Quel est là-bas sur la colline Ce jeune bomme au regard si fier ?
Par instinct sans doute il domine, On dirait qu*il est roi dliier ! . . .
Son front, que surmonte un panache.
Se redresse, un glaive éàns tacbe Lui sert de défense et d'appui J O France, c'est toi ^u'il regarde, Et Notre Danië de la Garde Tourne Sitttsî ses regarda vers lui.
— leo —
Liberté, liberté chérie, Ton astre luit, ses feux vainqueurs Rendent la gloire à ma patrie.
Réchauffent la foi dans nos cœurs.
Réponds, réponds, liberté juste, Quel est-il ce mortel auguste Que suit ton regard maternel ?. . . .
—J'en crois ta vieille expérience, Car toujours pour sauver la France Tu fis naître un Charles Martel.
Au lieu de buriner sa gloire Sur des moniunents fastueux, n l'inscrira dans la mémoire Et dans le cœur des malheureux .
En son nom cher à la justice , L'arbitraire ni le caprice Jamais ne dicterait des lois,
— lei —
Jamais Tor , faux Dieu qu'on encense , Jeté par lui dans la balance^ Ne la courbera sous son poids.
Pour des doctrines insensées, Honteuses de leurs vains combats, Les factions désabusées Vont à l'envi suivre ses pas.
Ainsi quand il n'a plus son guide, Des abeilles l'essaim timide Se disperse et meurt; si l'amour De quelqu'abeille souveraine A ses douces lois Le ramène, Il redevient peuple à son tour.
Mais LUI ! dans sa noble carrière Un Archange guide ses pas, La Gloire soutient sa bannière ,
Un aigle le mène aux combats Le peuple dit : c'est Henri quatre.
Le soldat le voyant combattre Croit suivre encor Napoléon ; Et portant haut son diadème Au siècle encore sans baptême, Héros, il donnera son nom.
C'est ainsi que tes dditinéés > O France, s'ouvraient à meé jeux, Et j'aurais donné vingt années Pour un de ees jours glorieui.
Nous livrant à U Providence, Attendons tous dans le silence L'heureux moment qu'elle a choisi ; Le nom du héros, — qui l'ignore?
Déjà plus d'un Fraudais l'adore, Et là haut Dieu veiUe sur lui.
£( 3n$tment.