LA FLEUR
Oh I réponds-moi fleur solitaire , Pourquoi penches-tu tristement Ta corolle fraîche et légère Que halanc^ l'aile du vent ?
Pourquoi l'abeille diligente, Bourdonnant son joyeux concert, Yolerait-elle indifférente Près de son calice entr'ouvert ?
C'est qu'une abondante rosée Sur toi pèse dès le matin, Et ta firéle tige abaissée Voudrait se relever en vain.
— Mais bientôt la fleur réjouie Voit briller l'horizon vermeil Et se redresse épanouie Au premier rayon du soleil.
Notre ame où descend la tristesse Se penche comme cette fleur ; Tout la fatigue et tout la blesse
Parce qu'elle est loin du seigneur;
Mais quand la foi , divine aurore Sur elle répand sa chaleur, La fleur peut embaumer encore , L'âme peut s'ouvrir au bonheur.
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