CHARYBDE
£t de sa molle vie inquiéter la paix !
Malheureux que tenta Thorizon de Sicile,
Quel espoir t'a poussé si près de la grande île?
Aveugle, tu regarde en arrière aujourd'hui.
Tu fus ingrat, tu meurs ! mère, pardonne-lui !
Dieux sauveurs, étendez vos ceintures divines Vers ces tournantes eaux , nagez, vierges marines. Voyez , nous périssons ! les flots n'attendent pas , Et les nageurs mortels ont besoin de vos bras !
Rêves des cieux lointains, mensonges du rivage. Où sont les gains sans borne et les mers sans naufrage? Eh ! quels biens voulais-tu de ces trompeuses mers ? Compte bien maintenant, compte ceux que tu perds,
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Redis-les jusqu'alors que ta voix soit éteinte,
Ces flots n'ont point de dieux qu'attendrisse ta plainte.
T'avaient-ils conseillé de dépasser ces bords
Où des chemins si doux conduisent chez les morts?
C'en est fait maintenant , Gharybde t'enveloppe ;
Némésis a frappé l'enfant de Parthénope.
O Hysène! qu'il ait un lit dans tes roseaux,
Réclame au moins son corps, sa vie est dans les eaux!
Dieux sauveurs , jetez donc vos ceintures divines, Vers ces tournantes eaux , nagez, vierges marines. Vierges, tous vont périr ! les flots n'attendent pas, Et les nageurs mortels ont besoin de vos bras.