Ô2 A M. ARY SCHEFFER
Peindre, peindre plutôt , voilà ce que j'envie ! Lorsqu'au fond de notre âme un ardent souvenir, Aussi substantiel, aussi fort que la vie, .
Crie, exige la forme, et ne peut l'obtenir;
J'appelle la couleur à mon aide, et j'implore Les saisissans reliefs et les fuyans contours, La ligne obéissante ou l'âme s'incorpore.
Et les fonds décroissans ou s'éteignent les jours.
Que c'est pour la pensée une puissante amorce. De se donner tant d'air et tant de liberté!
Se traduire en lumière, et parler dans le torse. Et faire aux yeux jaillir toute sa volonté !
A M, ARY SCHEFFKR. 153
Oh! quand j'ai bien pâli sur des rliythmes înrormes Et qui sonnent si bas, alors je pense à vous, Vous, poète éloquent de la langue des formes, Dont les rhythmes vivans chantent plus haut que nous !
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