‹ Heures de poésieChapitre 3 sur 23 · LA STATUE DE LA NUIT · texte numérisé non relu

LA STATUE DE LA NUIT

IUL STATUB.

ff Bien m'en prend si je dors, et si je suis de pierre ; f En ce temps de malheur, je ne vois ni n'entends, c Et j'en bénis le sort! Aussi, passant, arrière; c Baisse la voix, du moins, que je dorme long-temps I (3)

Ainsi tu répondais pour ta fiUe muette ; Ainsi tu répondais an nom de tes douleurs!

Promenant tes regards comme eût fait le prophète, Maitre ! tes yeux de flamme ont donc connu les pleurs !

de toute beauté grand amant solitaire, Tu l'as dit, n'est-ce pas qu'au fond d'un ciel d'airain, Par delà tous les bruits qui montent de la terre, Dieu n'a pas relégué l'artiste souverain?

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DE MIGHEL-AHGE. 37

C'est de Dieu» mais du monde, et de nous qu'il relève ; Â la source commune il s'abreuve surtout; Périsse l'art plutôt, si l'homme qui s'élève, Pour monter jusqu'à lui, se détache de tout.

< L'art fut ton seul amour!» dit-0D*.Eh quoi ! Florence, Le monde, ni la foi n'occupaient ton esprit ! Mais n'invoquais-tu pas quelque haute souffrance Pour te faire l'égal de Dante le proscrit?

L'art fut ton seul amour! Et pourtant, ô grand homme , Que de fois, tout courbé sous ton siècle de fer, Tu montas pesamment les marches de ton dôme.

D'où l'Italie en feu te révélait l'Enfer.

* tf L'art fat ton seul amoar et prit ta vie entière. »

Sonnet à MicheU^nge, par U, Auguste Barbier.

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