NIOBÉ
Oh! je te reconnais, forte, toujours la même! A chaque coup de mort que le Dieu t'a porté, Tu montais les degrés de ton orgueil suprême, Et te dressais plus \aine en ta pâle beauté !
Pitié pourtant , pitié pour Niobé l'impie !
Car l'orgueil comble-t-il la blessure sans fond? L'éternelle douleur en est-elle assoupie?
L'énigme de tes maux malgré toi nous répond.
Niobé ! Niobé ! je t'ai toujours aim% !
^ sphinx de la souffrance , impénétrable et beau, Que rend si fièrement le sévère camée.
Ou ce marbre éclatant , froid comme le tombeau!
A DEUX SŒIS JUMELLES,
Comme dans un miroir, au fond de mes pensées 5e retrouve toujours leurs têtes enlacées»
Uune silencieuse et l'autre souriant ; Sœurs, pareilles d'attraits et pareilles d'annéesi