‹ Heures de poésieChapitre 6 sur 23 · NIOBÉ · texte numérisé non relu

NIOBÉ

Oh! je te reconnais, forte, toujours la même! A chaque coup de mort que le Dieu t'a porté, Tu montais les degrés de ton orgueil suprême, Et te dressais plus \aine en ta pâle beauté !

Pitié pourtant , pitié pour Niobé l'impie !

Car l'orgueil comble-t-il la blessure sans fond? L'éternelle douleur en est-elle assoupie?

L'énigme de tes maux malgré toi nous répond.

Niobé ! Niobé ! je t'ai toujours aim% !

^ sphinx de la souffrance , impénétrable et beau, Que rend si fièrement le sévère camée.

Ou ce marbre éclatant , froid comme le tombeau!

A DEUX SŒIS JUMELLES,

Comme dans un miroir, au fond de mes pensées 5e retrouve toujours leurs têtes enlacées»

Uune silencieuse et l'autre souriant ; Sœurs, pareilles d'attraits et pareilles d'annéesi

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