DEUX SOEURS JUMELLES
Sœurs des brunes Péris, vous que Ton dirait nées Dans les touffes de fleurs d'un harem d'Orient !
J'écoute, en épiant l'écho de ma mémoire,
Courir vos quatre mains sur les touches d'ivoire ;
Ah ! le trouble était-il d'entendre ou bien de voir.
Quand , au balancement des phrases mesurées ,
Les profils mariés de vos tètes ombrées
* Contre les lambris blancs s'en allaient se mouvoir ?
sœurs, ne cessez plus de m'apparaître ensemble! Toute ma force est là ! le désir, il me semble ,