‹ Heures de prison (volume 2)Chapitre 11 sur 13 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

Pour toute réponse, je souris à ma tante.

Basson me prit dans ses bras^, on me couyrit d'un manteau, et nous sortîmes.

Avant de passer le seuil, je tournai une dernière fois la tète... Je laissais là deux années de ma vie, les dernières de ma triste jeunesse... Je laissais là des larmes, des douleurs, d'indicibles souffrances; que Dieu les reçoive!... Au monde s'en vont les joies ; au ciel se recueillent les pleurs...

En qtfittaitt tette chambre, il faut prenâirë, à drôîtie, 1è même eseaîier en coliiôaçori ^ grinipé^, aveçragïlité d'une vieille; jusqu'à la plate-forme de la tour. Chaque jpà's'Vapprocfee dkvàiftàge d!«' joiït*qtie prote làirlfèîrtie'en éôtfe/ adiM'le& r^nds se colorent d'azui*'è't<de Soleil; Le re<ent»d<-

sèment des métiers diminue insensiblement, et puis ne s'entend plus. On passe devant un troisième étage inhabité; on monte encore, et on arrive à une porte, la dernière de toutes. G'e^t la mienne. À peine Teus-je franchie^ que l'air, la lumière, rémotion du t^o^er^^, imprimèrent une forte secousse à mes nerfs. On me donna un calmant, et on me porta sur mon lit.

Quand je rouvris les yeux, je ressentis un bien-être ineffable. Tous les objets que mon imagination maladive avait imprégnés de ses rêves avaient disparu. Je me trouvai dans un milieu nouveau, avec des pensées , toujours amères , sans doute , mais plus conformes aux dispositions nouvelles de mon âme.

Mon oncle a compris ce qui seul peot m'aider à mourir debout. Le Christ étend ses bras divins à mon chevet. Mon père me regarde souffrir. Ma mère me couvre de son ombre. La Bible et une Imitation de JésuS'Christ sont sous ma main pour soutenir mon courage, et le Génie du Christior nisme m'ouvre ses pages pour me le ren- dre plus doux.

Merci, mon oncle. Ma conscience me permet de rester sans remords sous le regard de mon père... Ma résignation mepermettra bientôt de demeurer sans crainte sous le regard de Dieu. Merci, mon oncle.

Plus que noblesse^ malheur oblige. En face de la croix, je ne Toublierai pas.

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Pour la première fois, depuis bien longtemps, j'ai dormi quelques heures ; mon cœur est plus reposé, ma tête plus libre.

Le sommeil est la mort des sens. L'àme échappée de sa prison, retourne a ses a tractions vraies... Les morts ressuscitent les distances s^effacent ; l'homme s'arrête sur la pente fatale du sort; le mystère éternel des rémunérations et des peines se dévoile.

À cette heure de silence, où l'esprit fait scission avec la matière, l'instabilité des choses humaines se découvre ; l'avare voit

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