‹ Heures de prisonChapitre 101 sur 150 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

Je l'ai quittée enfin, cette chambre étroite et sombre, où j'ai tant souffert sans pouvoir mourir!... Ma tante me dit hier :

— Votre nouvelle cellule est prête, mon enfant. Si vous vous en sentez la force, nous allons vous y porter.

Pour toute réponse, je souris à ma tante. Basson me prit dans ses bras, on me couvrit d'un manteau, et nous sortîmes.

Avant de passer le seuil, je joumai une dernière fois la tête... Je laissais là deux années de ma vie, les dernières de ma triste jeunesse... Je laissais là des larmes, des douleurs, d'indicibles souffrances; que Dieu les reçoive!... Au monde s'en vont les joies; au ciel se recueillent les pleurs...

En quittant cette chambre il faut prendre, à droite, le même escalier en colimaçon qui grimpe, avec l'agilité d'une vrille, jusqu'à la plate-forme de la tour. Chaque pas Tapproche davantage du jour que projette une lanterne en cône, dont les vitres se colorent d'azur et de soleil. Le

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