LIVRE XII
plantation d'oliviers, s'élevait une autre maison blanche, splendidement éclairée par les rayons nacrés de la lune.
Bâtie en amphithéâtre, elle semblait, par son faîte, s'unir au firmament, qui étincelait alors de cette poussière lactée dont l'Éternel parsème les cieux.
Des ifs cenlenaires, colonnes vivantes, décoraient la façade du bâtiment; autour des ifs, des lauriers dessinaient mille gracieux festons, et des buis, mille sombres losanges.
— Quelle est cette jolie habitation? ai-je encore demandé à Adèle.
— Comment! tu ne reconnais pas?
-Non.
— Notre bon abbé, M. Coural, t'en a souvent parlé cependant.
— L'abbé Coural ? Quoi ! ce serait là sa solitude ?
— Eh oui ! c'est Nazareth.
Les héros du monde ont leur histoire ; les héros de la gloire. ont leur Iliade... Pourquoi les héros de la charité n'auràient-ils pas leur légende ?
J'ai déjà parlé de M. Coural, ce cœur noble et bon, cet esprit docte et simple, cette âme d'élite, qui ne se montre jamais mieux qu'en se cachant... qu'il me pardonne, si son nom revient encore sous ma plume !