LE DEVOIR
Que disaient-ils donc là ces beaux petits Machiavel à la douzaine. Ils disaient, Dieu nous pardonne! que le monde est un jeu ou plutôt un tripot. Le sot y perd et l'homme d'esprit y gagne la partie : perdant ou gagnant, il n'y a pas de milieu: voilà, au choix, l'alternative de l'homme en société. La table est dressée ; allons ! de l'or, du vin, du velours, «le la joie , et puisque la joueuse de flûte d'AKibiade est toujours de ce monde, un air de la joueuse de llùtc pour égayer le brelan; faisons feu qui flambe à d*'-faul de feu qui dure, car la vie est courte, en fin de compte, et au bout de tout est la culbute. Jetons notre Ame au vent; fju'en pcrisps-lu, Falstatf? Tu as mis de côt<'' ta vieille <''pé(; ébréchéc, car l'épée n'est plus de mise aujourd'hui, gràrc au pcrfeetionnemcnl de la police, mais lu n'as pas changé de m«''tipr. Tu tiens la plntne inainleu.inl, tu as vendu ton âme argent conijttant au dernier cik li<'risseur, et tu dis au fond de ton cœur, voilà un acheteur bien attrapé! Que
dial)le fera-t-il de cela, je n'en ai jamais pu rien faire moimême I N'importe, le marché est fait, et sur le prix de la vente, tu vis joyeux.
Ils parlaient ainsi, et pendant ce temps-là un philosophe, — ah I que le nom soit béni, car il est bien porté, — écrivait le livre du Devoir. Quand Nicole eut publié son traité de morale, Mme de Sévigné disait : Avez-vous lu le Traité de Nicole ? Nous voudrions avoir la voix de M"® de Sévigné pour crier à notre tour : Avez-vous lu le livre du Devoir ? La vertu est morte, dit-on souvent. — Parlez pour vous , monsieur, car la vertu ne peut mourir, par la raison qu'elle est la vie même de la société. Si elle est morte dans une partie d'une nation, eh bien! la nation est morte d'un côté, voilà tout; mais l'âme sacrée de la patrie revit ailleurs, et quand par hasard nous entendons passer dans l'air son doux gémissement , nous éprouvons jusque dans la dernière fibre de notre conscience la même volupté intime que le pâtre exilé qui entendit un jour passer sur la brise errante le chant de sa montagne.
M. Jules Simon avait le droit d'écrire ce livre du Devoir, car il a fait ses preuves de toutes manières. Il a commencé par explorer à fond la métaphysique le jour où il a écrit sa savante histoire de l'école d'Alexandrie. La métaphysique, entre nous, est un peu comme la cime du glacier. Cela est froid, immobile, perdu dans la neige et dans le nuage. On ne vit pas, on ne marche pas là-dessus. Mais là aussi repose dans l'incorruptible éther et sous le prisme du ciel la source mystérieuse qui donne le fleuve à la vallée et féconde en passant l'épi et la violette. Nul n'est philosophe, pas même moraliste , s'il n'est au préalable métaphysicien. La morale sans métaphysique est une morale au détail et n'est pas la morale elle-même dans son es-
suiicc. Mais gracu au «lieu de l'idée , iM. Jules Simon a échappé à cette morale de pacotille. 11 a pu tracer d'une main sûre le devoir de l'homme en tout état de cause, parce qu'il possédait d'avance le principe du devoir.
Une femme d'esprit ot de pénie par-dessus le marché , a dit : La morale est la nature des choses, des choses humaines, bien entendu. Cette femme a raison. L'homme, en (•Ifct. n'a pas inventé la morale, el ne l'a pas apportée avec lui en naissant. Sa promière pensée, à coup sur, n'a pas été de respecter le diner, le bœuf et la servante d'autrui. Sa |)remière pensée, au contraire, le sauvage est là pour le |tr(Mi\er, a été de prendre la gerbe, l'attelage, le toit et la couche de son voisin. Qu'a-t-il donc fallu pour le ramoner de la violence et de la s{)oliation à la justice el à la propriété? 11 a fallu que la société grandît et révélAt en grandissant sa véritable condition d'existence. Or, cette condition est évidemment l'harmonie de chacun avec chacun. Le mal de l'un ne saurait être le bien de l'autre, et réciproquement, .sans cela l'honnue ne resterait ]»as une miiuite de plus à coté de l'honnue; llobbes aurait dit vrai : Homo Iwmini lupus. La morale est donc, à tout prendre, l,i loi (•ninimnie de l'humanité.
Si donc la morale est la loi commune de riiuniaiiilc'-, N; crime en est la négation; il ne penl donc j.uuais |)n''valoir ciuitre la morale, car alors l'accident deviendrait la loi et la loi l'accident. Le crime est donc une sottise, car il est une révolte conirela nature, (jue l'honnue de Klorencc^ admin; t.uit qu'il \(»inlra le meurtrier et le voleur, s(jus pn'-texte de ce qu'il nonnnc; le succès. Tuer et voler, après tout, n'est que l'enfance de l'art, n'est (jue le fait de la barbarie, jugé à l'i'preuve et condamm'' par l'evpi'-rieiice. l/homme a commencé p.ir la, — n'esi-cc p,-is, (!ain '? — el n'-llexion
faite, il a renoncé au métier. Car le crime retourne toujours à la longue contre le criminel. La loi violée reprend sa revanche. On parle de crime heureux. Où a-t-on vu cela? Heureux un instant, oui, sans doute, mais après? Le succès en ce monde ne consiste pas à posséder le quart d'heure, mais bien à posséder le lendemain. Durer, voilà le succès, non une vie d'homme, qu'est-ce que cela ? mais une vie d'institution, et où donc et à quel soleil de l'histoire le crime est-il jamais entré en partage delà durée?
Et ici, nous demandons la permission à M. Jules Simon de faire une légère réserve à son système. Il déduit quelque part la morale de la justice, et il fait de la justice une idée première, une idée en quelque sorte innée de l'âme humaine. Eh ! sans doute, la justice est partie intégrante de l'âme humaine, et, à vrai dire, une faculté. Mais une faculté n'est pas une quantité abstraite, une quantité égale à chaque moment de l'histoire. Non , une faculté est une chose vivante, et en vertu de la nature progressive de la vie, une chose progressive. L'invisible Thémis, préposée de tout temps à notre destinée, a commencé par dormir dans notre esprit comme dans un berceau. De là l'âge de fer et le droit du fort. Mais peu à peu, avec la vie accumulée et l'expérience acquise de la société , l'hôtesse divine a secoué le sommeil de son enfance et déployé , au regard intérieur , la splendeur sévère de sa beauté. Aussi, qui a commis le crime à cette heure-ci du progrès doit être mille fois plus flétri qu'à toute autre époque du passé, car il l'a commis avec une conscience mille fois plus développée de la justice.
Cette réserve une fois faite, réserve de date et non d'idée, nous nous donnons tout entier, cœur et corps, à ce livre du devoir. Ce livre dit que l'homme est libre, qu'il est libre pour
faire le bien, que le bien est le bien, c'est-à-dire le bien absolu, et que chacun ici-bas doit l'accomplir, doit le respecter quand même, toujours, partout, à tout risque, à travers la flamme, dans la tempête, sous l'injure, sur la pierre brisée du foyer. Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, et comme ce n'est pas assez de cette morale négative, tu auras encore à rendre de toi-môme un autre témoignage ; lu aimeras la vertu, tu aimeras la liberté, mère sacrée de la vertu ; tu serviras la vérité, car la vérité est la plus haute fonction de l'homme sur la terre, tu seras jusqu'à la mort, s'il le faut, l'homme de ta conviction, et, di»t-on te couper le poignet pour avoir dit ta pensée, tu écriras encore, avec le sang de la veine ouverte, la phrase inachevée de ta conscience.
Nous fermons ce livre à regret. Il nous a rendu meilleur. Nous sentions à chaque page entrer une vertu dans notre Ame, ou du moins une tentation de vertu. La vie nous a trompé. Mais loin de nous plaindre de sa sévérité, nous voulons, au contraire, en tirer parti pour l'amendement de notre intelligence. Jusqu'à présent, nous avons admiré en histoire, sur la foi de l'écho, César, Alexandre, nous ne savons qui et nous ne savons quoi encore, tout ce qui a fait du bruit dans ce mdnde et de la poussière. Il est temps de revenir de cette erreur. Le seul grand homme, ici-bas, est l'honnête homme ; la seule gloire est la vertu. Car, victoire, pourjire, épée, puissance, tout cela est de la terre, en dcliiiilivc, et Unira avec la terre, qui linira bientAt. Qu'est-ce, en elfcl, (lu'iin millier «le siècles au cadran du grand cosmos? Mais la morale est une loi éternelle, et quiconque accomplit une action morale participe en quelque « hose de cotte éternité. Il est (îiitré dans la loi comnic d.uis uxw tonte qui no doit plus passer.
Nous n'avons pas tout dit ; laissez-nous achever. Un juste
va mourir. 11 cstio plus humble pcut-clre de sa vallée, il a toujours vécu parmi les petits ; il ne possède d'autre richesse qu'une journée de sa charrue. Le vent n'a jamais porté son nom plus loin que le son de la cloche de son village, mais il a modestement pratiqué à l'écart la loi du devoir. Il a fait le bien en silence sans même dire à la main gauche l'œuvre de la main droite ; mais rien de ce qu'il faisait n'était perdu ; la moindre de ses pensées, au contraire, était notée. Maintenant, couché sur son lit d'agonie, il attend l'explication dernière, et, à ce moment suprême, Dieu, incliné du fond de l'infini sur la face du mourant, avec tous ses soleils et tous ses siècles rangés autour de lui dans un formidable respect, recueille cet esprit désormais divin, et lé pose devant lui comme un monde nouveau, vêtu de plus d'éclat dans sa vertu, que l'étoile de l'espace et le lis de la vallée. Qui ne comprend pas cela n'est pas digne d'entendre parler de morale.
Oui, la morale est la seule gloire véritable, et l'homme vertueux, le seul homme de notre admiration. H faut remettre à la mode ce mot de vertu, car la société a besoin de la vertu, comme la caravane égarée du désert a besoin de kl fontaine pour y laver sa poussière; Et qu'on ne vienne plus parler de vertu privée et de vertu publique, et nous dire que la vertu publique doit faire parfois violence à la vertu privée. Il n'y a qu'une vertu au monde, comme il n'y a qu'une morale, et elle est toujours une et la même, dans la famille comme dans l'État. Une action immorale au foyer ne peut pas être honnête, en passant le seuil de la maison. Nous disons plus, nous n'acceptons une leçon de morale qu'autant que celui qui la fait la pratique le premier. Nous croyons au livre de M. Jules Simon, parce que M. Jules Simon a prêché d'exemple ; mais l'appel au bien par l'homme
— It)3 —
du mal n'est qu'un piégc do plus à la vcrlu^ un moyen de fnirc un pfu pins de mal en cachant sa main sous le manteau.
Eh quoi! cet homme publiquement débauché, publiquement ( nnnu pour avoir bâti un temple on pierres de taille à la bonne déesse, viendra, la lèvre toute parfumée du baiser encore tiède de l'adultère, protester bruyamment de son ])rolbnd respect pour la sainteté du mariage et invoquer à tout propos la sévérité du temps contre toute attaque à la famille I II jouera le personnage de sauveur de la famille ! il signera son front au seul nom de famille ! il fera de ce mot de famille une arme de guerre contre un parti, et nous, pères honnêtes, qui tâchons de vivn^ comme il faut vivre en ménage, sans faire sonner notre puritanisme, mais aussi sans porter la ttHc sur le chevet d'autrui, nous n'aurons pas le droit de renvoyer à cet homme sa vie pour toute r('[>onse et de le réfuter par sa propre conduite ! et on rejjoussera cette foudroyante réfutation par cette lin de non-recevoir, par trop commode en vérité, que la vie privée doit être murée ! Ah! finissons-en avec le mensonge ; le mon<le est las d'hypocrisie.
Kh quoi ! ce joueur, à coup sur publiquement dénoncé comme un jouiMir inlinimrnt trop hoinrux, écrira du matin au soir ini hynuic [jcrpt-luel à la propriété sur un bureau doré qu'il a volé, non, mais gagné au jeu, son infatigable complice, il'fcra un inni d'ordre du mol de |(r«»priété, il voudr.'i grnndir son nom p.ir l.i défense de la pro|iriélé, et nous qui tenons la proj)ri(''t('' poiu* sacrée, nifiis (pii n'en voulons jamais faire une formule de haine contre |)er>onne, nous ne iionrron» |i.'is dii'e ;i cet .iveiitiinei- de la richesse: Nous vivons, nous ^\nv lu di'noïKcs cliaipie jour h l.i colère de Néraésis, sur notre travail ou sur le travail, tout aussi
respectable, de nos aïeux! Mais toi, de quel travail transmis ou personnel vis-tu, toi qui n'as jamais été riche que de la dépouille de l'homme que tu as ruiné ! On nous opposerait encore la fin de non-recevoir, que la vie privée doit être murée. Ah ! le mensonge a trop duré ; le monde est las d'hypocrisie.
Eh quoi ! cet autre, tout confit en dévotion, viendra chacjue matin, un chapelet au côté, réciter sa patenôtre au public, et dire d'un ton de componction : Je suis un pauvre frère Ignace affamé de paradis. 11 aura sans cesse sur la lèvre ou sous le doigt le mot de Christ et de charité ; il baisera vingt fois par jour quelque image ou quelque médaille. Oui, mais en revanche, sa propagande évangélique sera comme une harengère assise sur son baquet : elle distribuera de droite et de gauche l'injure, elle appellera pour compère le bourreau : Donne-moi du sang au nom du Dieu de mansuétude. Et nous que ce dévot d'occasion dénonce au spectre de Torquemada pour crime de philosophie, nous n'avons pas le droit de lui demander : Où vivais-tu et que faisais-tu avant d'être un béat? Au fond de quelle ruelle, derrière quelle borne es-tu allé chercher ton riche vocabulaire d'injure pour le porter tout chaud sur ton petit prie-Dieu de contrebande? As-tu donc oublié qu'il a été écrit que celui-là qui est sans péché a seul le droit de ramasser la pierre du chemin ? N'entends-tu plus derrière toi la voix de ton passé ? Mais non, la vie privée doit être murée. Le mur est fait pour être un supplément d'honnêteté.
Quant à nous, nous n'admettons pas en morale de cachette. Du moment qu'un homme parle en public et joue par conséquent un rôle public, qu'il flatte, qu'il frappe, qu'il gouverne dans sa mesure, car toute voix est une influence de gouvernement, nous voulons que cet homme vienne là
devant nous, la tùto nue et la poitrine nue, offrir sa vie en gage de sa parole et dire : Voiri ce que je suis et ce que j'ai été, afin que la multitude, si souvent trompée, ait pour répondant de chaque écriNain le passé de cet écrivain. Nul n'est digne de porter la parole de la vérité s'il n'a la vertu de la vérité. L'homme doit toujours être le commentaire vivant de sa doctrine. Donnez-moi une seule vertu privée, a écrit M. Cousin au bas d'une page de Platon, et je veux en tirer vingt vertus publiques. Nous retournerons la pensée. Donnez-nous un seul vice privé, et nous allons eu tirer vingt malheurs publics.
Il faut qu'il y ait en ce moment une atmosphère bien sonore pour la morale, car de toute part j'entends parler de ce livre du Devoir? Sans doute, M. Jules Simon a été inspiré en écrivant ce poëme philosophique de la vertu. Il est vif, éloquent, indigné, pathétique môme au besoin. Par moment il lui échappe comme un cri de Pascal. A certaine hauteur, en effet, la pensée vibre partout de la même vibration. Si le doigt de Dieu te touche, disait Jordano Bruno, tu seras un feu ardent. Cependant, ce livre est sévère jiar lo fond comme par la foriiio, sans artifice d'art ou de style pour caj)ter la pensée à l'aide de l'imagination. Il cherche à plaire uniquement par son austérité. Que voulez-vous? la philosophie est la langue sévère de la raison à la raison, <'t, à défaut de la raison, elle n'a pas pour entrer dans l'Ame la porte secrète d'un sens honnêtement séduit.
L'histoire ancienne ou moderne raconte (jiruti i»ri(Mir, peut-être riiêfiic un ('vêrjuc, du teiiijis de La Fontaine, etailce bien du temps de La Konlaine';* alla voir un jour le spiriliiel ehansoiHiier, nous voulions dire fabuliste.
— M'iFi rlii'i' jincl»', lui tiii-il en l'mr.uit, inm< vnjci arri-
— IGG — vés, vous et moi, à un âge où il est bon de mettre sa vie en règle pour ne rien laisser traîner derrière soi qui puisse être un texte d'accusation contre notre mémoire. Eh bien ! là, franchement, entre nous, est-ce que vous ne sentez pas que votre conscience aurait à rattraper plus d'un péché de poésie ?
— Que voulez-vous, monseigneur, reprit La Fontaine, si c'était La Fontaine, on a été jeune, on a aimé, et on a mis à sa muse un jupon trop court par distraction.
— Le jupon trop court est un péché sans doute ; mais le vrai péché de votre muse est d'avoir manqué de respect à la religion.
— Manqué de respect à la religion ! Que dites- vous là, monseigneur ! Je l'ai toujours, au contraire, dans le bon comme dans le mauvais temps, tenue en profonde vénération.
— Oui, mais vous avez dit sur des moines des choses vraiment, tenez, qui exhalent, foi d'honnête homme, un léger parfum d'impiété.
— La religion et le moine, à mon avis, font deux, et la religion est intéressée la première à éviter la confusion.
— La question est grave, reprit l'évêque, il était peutêtre même archevêque, et mérite d'être traitée à loisir. Or, pour en causer à l'aise un autre jour, je vous demande la permission de m'inviter à dîner au coin de votre feu sans cérémonie. J'ai dans ma cave un certain vin très-conciliant do l'année de la comète, je vous en enverrai un panier.
— Monseigneur, je vous arrête là. Notre Seigneur a bien consenti à se laisser laver les pieds par la Madeleine, mais certainement il ne se fût pas invité lui-même à souper à la table de la pécheresse.
Certes, la philosophie de M. Jules Simon n'a pas à son
service un pareil don de conversion de l'année de In comète. Kilo n'en convertira pas moins, nous l'espérons, j)lus d'une intelligence. Allez au devoir, vous tous qui soulTrez, rentrez en vous-mêmes, faites votre examen, amassez par avance une provision de justice, vivez de la pensée du bien, cette pensée vous portera sur le vent de la tempête. Faites un pacte dans le secret de votre cœur avec la loi éternelle de l'humanité, et alors vous prendrez le monde en patience; vous n'aurez rien à racheter au jour de la réparation; vous n'f,'arderez d'un o'il tranquille le flot passer et dévorer son écume.
mALLEFILLE.