‹ Heures du soir: livre des femmesChapitre 10 sur 14 · LE LIVllB DES FSMM)B · texte numérisé non relu

LE LIVllB DES FSMM)B

doux ! . . • Je la perds ! Se peut-il ique Glai^a' in'2J>andoDne. — Elle a raison! oui^ j'aime à voir en elle le juste ressentiment d'une injure : celle qui sait repousser arec taût de fierté Tamour de Salvator^ est digne de porter son nom !

. . * Tu le conserveras , Clara ; ce testament par lequel je viens de Rassurer tous mes biens , t'impose un veuvage éternel ! ••• Malheureux!... du fond de la tombe ^ tu veux donc la poursuivre encore de ton infâme jalousie... Oh! je le sens, cet acte est un outrage , qu'il soit anéanti ! . . . Apaisée par ma mort , Clara sera fidèle à son premier amour... Au moment de quitter la vie, que ne puis-je la voir une dernière fois!... que ne puis-je l'entendre me pardonner!... Mais j'ai trop abusé de sa confiance-, de son amour!... Et puis, je me connais: cette infernale jalousie est incar-

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née en mai. Vertu y douceur , ten^sse , rien ne peut m'en guérir. Je ferais soo malheur... Le malhew ^ Clara! «•• mieux vaut mourir l.«« Clara » c'eaA à ton repos ifOQ )e m'immole ; ma vie a mérité ta haine ^ ma mort mmle^atoo amour.. «

Et Salvator , après avoir écrit q^uelcjues lettres d'affaires , reoferme sous une même enveloppe un, mouchoir taché de sang ^ des tablettes y son testameut^ et quelques lignes dans lesquelles cette âme ardente adresse à sa femme les plus tendres adieux.

Son parti est pris. Fou avec réflexion , c*est avec toute sa présence d*esprit qu'il s'apprête à quitter la vie. Le soin de sa dignité n'est pas même oublié. Il revêt les insignes de: son rang y et pour ne pas défigurer ces nobles traits^ c'est au cœur qu'il va se frapper.

L'instrament de destruction est dans ses mains 9 c'est un pistolet qui n'a jamais manqué son coup. En ce moment, une idée sourit à Salvator, la lettre de Clara , cette lettre qui est- venue renverser ses espérances lui sert à le charger.

Pauvre Clara ! que deviendras-tu quand tu sauras que ce billet dicté par ta mère a causé la mort de ton époux? Hélas ! jugeant d'après ton cœur , tu crois sans doute que le coupable va venir implorer un pardon, que tu brûles d*accorder; tu ne connais pas Salvator, il mourra plutôt que d'abjurer sa jalousie.

Le pistolet est prêt. Debout près du lit de repos qui va recevoir un cadavre, Salvator dirige le canon sur son cœur indomptable... Il va tirer!... des pas précipités se font entendre , une porte s'ouvre , le pistolet tombe, et l'heureux Salvator reçoit dans ses bras sa femme , sa Clara, qui s'é-

crie en attachant sur lui les plus tendres regards :

— Je te livre ma vie, mon repos, mon honheur! faisan ce que tu voudras î

— FIN

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