‹ Heures perdues [microforme]Chapitre 41 sur 54 · L'ÉTERNEL VOYAGEUR · texte numérisé non relu

L'ÉTERNEL VOYAGEUR

Q" donc es-tu, toi qui, franchissant les espaces,

Sous ton souffle puissant vois les humains troublés

Se pencher pour mourir comme tombent les blés

cédente Sous l’ouragan vainqueur ? Que fais tu quand tu passes,

En planant sur ce giobe étroit, puisque toujours P 8 puisq }

Inflexible en ton œuvre et rapide en ta course Tu moissonnes partout mais sans tarir la source

D'où coulent tous nos jours ?

D'où viens-tu, voyageur aussi vieux que le monde ?

Qui t'a donné jadis cet éternel essor ?

— « Je suis né de la vie immortelle et féconde ;

Par ordre du Très-Haut, je fais ici ma ronde ;

Vous m'appelez le Temps, je me nomme la Mort !

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