L'ÉTERNEL VOYAGEUR
Q" donc es-tu, toi qui, franchissant les espaces,
Sous ton souffle puissant vois les humains troublés
Se pencher pour mourir comme tombent les blés
cédente Sous l’ouragan vainqueur ? Que fais tu quand tu passes,
En planant sur ce giobe étroit, puisque toujours P 8 puisq }
Inflexible en ton œuvre et rapide en ta course Tu moissonnes partout mais sans tarir la source
D'où coulent tous nos jours ?
D'où viens-tu, voyageur aussi vieux que le monde ?
Qui t'a donné jadis cet éternel essor ?
— « Je suis né de la vie immortelle et féconde ;
Par ordre du Très-Haut, je fais ici ma ronde ;
Vous m'appelez le Temps, je me nomme la Mort !