‹ Heures perdues [microforme]Chapitre 8 sur 54 · VE · texte numérisé non relu

VE

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Pensant aux dangers des rapides,

La pauvre mère, au front songeur, Priait pour ses fils intrépides.

Emu, plus d’un gars en partant Recevait, poitrine oppressée,

L’aveu d’un cœur tout palpitant,

Le baiser d’une fiancée,

Oh ! que de mots pleins de douceur !

« Pense À moi !» sanglotait la mère,

« Reviens-nous ! » murmurait la sœur ;

« Sois un homme ! » disait le père.

Aujourd’hui, sans regrets l’on part, On se sépare sans angoisse, On ne cause par son départ .

Aucun émoi dans la paroisse g-

Car la distance disparaît ;

Car le convoi qui nous emporte

ette, rapide comme un trait P )

Tous les pays à notre porte !

On sait que le convoi qui part

Avec l'être aimé qui nous quitte

Au but l'emporte sans retard

Et nous le ramène aussi vite !

Un bon baiser, un mot du cœur

Ont remplacé la larme amère...

—— ( Bon voyage, petite sœur ! »

— ( Au revoir et merci, mon frère ! »

ER

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