‹ HeureusementChapitre 4 sur 14 · MADAME LISE AN · texte numérisé non relu

MADAME LISE AN

Est sage qui le veut.

xMARTON.

Dites plus vrai, Madame : est sage qui le peut.

MADAME LISBAN.

Tu plaisantes, Marton ; et malgré ton système, A toi je m'en rapporte; oui, Marton, à toi-même. Il n'est pas que quelqu'un ne t'ait dit des douceurs. Eh bien ! je gagerois que, ferme en tes rigueurs...

MARTON

Ne gagez pas.

MADAME LISBAN.

Comment, perdrois-je la gageure ?

MARTON

Non : mais vous gagneriez de si peu, je vous jure, Que je me garderois de tirer vanité D'un triomphe si mince et si peu mérité.

MADAME LISBAN.

Ainsi donc ta vertu, si j'en crois ton langage, A couru plusieurs fois les dangers du naufrage ?

Heiiyeiisement

MARTON

Elle a pensé périr.

MADAME LISBAN.

Et mon petit parent ?

Il te faisoit la cour ; parle-moi franchement. Marton, qu'en dit ton cœur >

MARTON

Je Taime à la folie.

Il m'en conte, Madame ; il me trouve jolie ; Cela me fait plaisir. Mais quelqu'unvient à nous. Ferme, tenez-vous bien ; c'est Monsieur votre époux.

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