‹ Hier, aujourd'hui, demain [microforme]Chapitre 7 sur 14 · PEL · texte numérisé non relu

PEL

- al srrrvinr tasrme SDL here 2 À EAN RL

di:

menlera, en hommes et en argent ; et qu'en liant le Canada à toutes les aventures de guerre de la Grande-Bret tagne, au faux principe re la “ solidarité impériale ”, nos ‘hommes d'Etat ” et nos “ hommes d’affaires” ont fait en sorte que le désastre soit permanent, ou du moins qu'il se prolonge fort loin dans la suite de notre existence nationale.

Déséquilibre économique — Dettes du Canada — Extravagances antérieures à la guerre

La première conséquence de l'intervention ‘lu Canada dans la guerre, c'est le déséquilibre économique,

Résultat inévitable de la guerre dans tous les pays qui Y prennent part, disent les partisans de l'intervention. Si l'on admet que le Canada n'était pas obligé d'intervenir, !a respoilsabilité n'en pèse pas moins nn sur les épaules de nos gouvernants. Mais il y à dav ritage. Le désastre économique est infiniment plus grave au Canada, toute proportion gardée, qu'en France ou en Angleterre. Etant donné les conditions particulièr res ‘lu pays : instabilité des finances publiques et privées, lacunes énormes de l'armature économique, tassement encore inachevé des forces de production, de consommation et d'échange, -— il était facile de prévoir le désastre,

Comme la plupart des pays nouveaux, le Canada vivait surtout d'emprunts. Si l’on faisait la somme totale «le la det!e püblique et privée, —— fédérale, provinciale, municipale, industrielle, agricole, — l'on constaterait sans peine que le Canada était déjà, avant la guerre, l'un des pays les plus endettés lu monde.

Certaines de ces dettes se justifiaient, Elles avaient été contractées afin de mettre en va'eur de rapport une parte des ressources naturelles du pays. L'ensemble de celles-là, appelons-le la dette productive, El encore, si l’on en faisait le dépouillement, l'on constaterait sans peine que plusieurs des entreprises auxquelles ces emprunts ont servi de base ne deviendront vraiment profitables, et même productives, que le jour où elles auront été développées davantage et supplémentées par d'autres entreprises, qui exigeront, elles aussi, des emprunts nouveaux. Tels l'ouverture de maints territoires par des chemins de fer qui ne paient pas encore l'intérêt de leurs dettes : les multiples travaux maritimes, entrepris un peu au hasard et sans plan d'ensemble ; et une foule d'industries privées, encore en voie de formation.

Une autre partie de notre dette, tout en ayant servi à des objets utiles, est et restera toujours improductive. Telle la construction d'une foule d'édifices publics et privés, de travaux exé-

Page 1