CHAPITRE VIII
Peintures de Hieronymus Bosch disparues ou détruites. — La Fuite EN Egypte ; Le Christ aux Limbes ; Le Portement de croix ; un Moine discutant avec un hérétique ; un Prodige ; peintures a
LA CATHÉDRALE DE BOIS-LE-DUC ; TABLEAUX A AnVERS, A BRUXELLES, EN Espagne ; autres tableaux. Les Drôles.
Nous savons que Hieronymus Bosch a peint nombre de tableaux disparus malheureusement depuis longtemps. De certains nous pouvons .nous faire une idée par les gravures les reproduisant, dont il sera question plus loin. D’autres il nous reste les titres et parfois une succincte description. Au nombre de ceux-ci signalons d’abord ceux vus et énumérés par Carel van Mander (i) ; d’abord, à Amsterdam : une Fiiite en Egypte, où Marie, montée sur l’âne, porte l’ Enfant- Jésus dans les bras, tandis que Saint Joseph demande un renseignement à des paysans et qu’au second plan des bateleurs font danser un ours devant une auberge ; un Christ délivrant les patriarches enfermés dans les limbes (2), inspiré de l’Evangile apocryphe de Nicomède (3), dans lequel le peintre avait représenté Judas essayant de s’échapper et retenu par des diables à l’aide d’un lacet qui l’étrangle ; un Portement de croix très noblement interprété, fait observer l’historien ; ensuite, à Haarlem, chez un amateur du nom de Jean Dietringh, un Moine discutant avec un hérétique et faisant précipiter au feu les livres de ce
(1) Carel van Mander. Ouv. cit.
(2) De cette composition, peut-être conviendrait-il de rapprocher le dessin de la Descente de Jésus aux limbes, exécuté à la plume par Peter Bruegel, en i56i, en vue de la gravure burinée par Pierre van der Heyden, éditée par Jérôme Cock, où figure le casque empanaché dont nous trouvons de nombreux croquis dans un dessin du maître récemment retrouvé au musée du Louvre dont nous parlerons plus loin et aussi le portrait de Jérôme Bosch gravé par H. Hondius dont les fonds reproduisent des détails du dessin de Peter Bruegel. — Voir : R. van Bastelaer. Ouv. cit., p. 235-236.
(3) On a, sous le nom de Nicomède, un Evangile apocryphe composé probablement au V® siècle. Il renferme le récit de la Descente du Christ aux Enfers, duquel est tiré le tableau de Jérôme Bosch. L’auteur de la préface de l’Evangile, qui en est sans doute l’auteur, prétend l’avoir traduit, sous le régné de Théodore
: le Grand, du texte hébreu attribué à Nicodème.
Si
dernier et le sien, qu’une intervention divine rejette du brasier ; puis la représentation à! Un prodige où un roi et d’autres personnages tombent à terre de frayeur, à son apparition. J. B. Gramaye (i) écrit avoir vu dans la cathédrale de Bois-le- Duc : la Création du monde, X Histoire d'Ahigdil prosternée devant le roi David et Salomon se levant de son trône pour rendre hommage à sa 7nère Bethsabée, dans la chapelle de X Illustre Lieve Vrouwe Broederschap : X Adoration des Rois, sur l’autel de la Vierge ; le Siège de Béthulie, le Meurtre dHolopherne, la Fuite des Assyriens, Mardochée et Esther et le Triomphe du peuple juif sur l’autel de Saint Michel. Un triptyque provenant de cette même cathédrale, montrant, sur son panneau central, X Entrée du Christ à Jérusalem et, sur ses volets, \2l Nativité et la Résurrection, en était disparu bien avant la visite de J. B. Gramaye à Bois-le-Duc, puisqu’il figurait dès i585 dans la cathédrale de Bonn, comme en fait foi un inventaire de cette basilique dressé en iSSq par le chanoine Gerhard de Haen. Parmi les tableaux détruits à Gand, lors des troubles religieux survenus dans cette ville en i556, se trouvait, dans l’église de Sainte-Pharaïlde, un Portement de Croix de Hieronymus Bosch (2). Les comptes de la Maison de l’archiduc Ernest (3), établis à Bruxelles par son secrétaire intime Biaise Hütter, de i5g3 à i5g5, publiés par le D’^ Coremans, énumèrent deux tableaux du maître, un Crucifix avec le Limbe des Patriarches, au-dessous, acquis le 14 décembre 1594, pour 106 florins 40, et un second intitulé : Sicîit erat in diebus Noe, le 28 janvier iSçS, pour 53 florins 20. Le premier de ces deux tableaux semble celui que Carel van Mander (4) vit à Anvers, à moins que ce n’en fût qu’une répétition. Les Archives allemandes de Bruxelles notent également ces deux peintures et, en plus, une troisième figurant des Chirurgiens et médecins extrayant tme pierre de la tète d'un malade, sujet fréquemment traité, comme nous savons, par le maître. Dans l’inventaire des objets d’art laissé par Rubens (5) se rencontrent trois peintures de Hieronymus Bosch, une Tentation de Saint Antoine et « deux peintures estant de testes, des grandes figures faisant des grimazes » et aussi un Banquet de noces « à la façon de Jeronimus Bos », ce qui veut dire que cette dernière n’est pas de lui, mais simplement une imitation de sa manière. Dans le cabinet du chanoine Wauters de Bruxelles, dispersé en i794> figuraient
(1) Gramaye. Ouv. cit.
(2) Marc van Waernewijk. Ouv. cit.
(3) On trouve en outre dans les archives allemandes à Bruxelles, en deux inventaires de la Bibliothèque et du cabinet de l’archiduc, les mentions suivantes :
N° g. Chirurgiens et médecins extrayant une pierre de la tête d’un malade de H. Grosch ;
N° 29. Sic erat in diebus Noe, de Jérôme Bosch ;
N° 3o. Crucifix sur sa base. Le Limbe des patriarches, du même.
(4) Carel van Mander. Ouv. cit.
(5) PiNCHART. Messager des Sciences de Gand, i858, p. i65.
deux Tentatio7is de Saint A^iioine sous le nom du peintre de Bois-le-Duc. Enfin l’Anonyme de Morelli (i), dans son Jozirnal de voyage, écrit avoir vu en i52i, au palais Grimani à Venise, un Enfer, des Diableries et Visions (2) ainsi que la Forhme et Baleine engloutissant Jonas, dues au pinceau de Hieronymus Bosch.
C’est surtout dans les documents d’archives d’Espagne que nous trouvons la désignation de productions disparues de notre peintre, à côté d’autres, encore aujourd’hui à l’Escurial ou au musée du Prado. Ce sont d’abord des Aveugles chassafit tme truie que, d’après M. L. Maeterlinck (3), il y aurait lieu de rapprocher d’une des trois tapisseries de la Couronne d’Espagne dont nous parlerons plus loin, reproduisant des Episodes de la vie de Saint Antome, où l’on voit des hommes d’armes luttant avec un sanglier, et des mendiants couchés par terre, essayant de barrer le chemin à Saint Martin passant à cheval, motif d’une autre composition du maître, assez différente, d’ailleurs ; puis Detix Avetigles, se soutenant l’un l’autre, avec une femme également aveugle (4); une Da^tse à la mode de Ela^idre et une Sorcière « débarbouillant un personnage » qui, avec la Cure de la folie et le Char de foin, avaient été acquis par Philippe II de la succession de Felipe de Guevara, comme en témoigne l’acte d’achat fait à la veuve et au fils de ce gentilhomme, daté du 16 janvier iSyo, conservé aux archives de Simancas (5). Viennent ensuite un Voyage dît Christ aux Enfers et une esquisse de X Eléphant armé qui furent envoyés à l’Escurial, nous apprend un inventaire dressé le i5 avril de la même année. De XEléphaitt armé il sera question au chapitre des gravures d’après le maître. Les inventaires du palais du Pardo de 1614, i653 et 1701 mentionnent huit autres peintures également disparues : d’abord un triptyque de la Tentation de Saint Antoine montrant, sur son vanneau central, l’anachorète tenant un livre, l’Enfant Jésus à ses côtés ; sur es volets. Saint Antome à genotix, accompagné du divin enfant, et Saint Antoine une cloche à la main ; ensuite une copie des Délices terrestres ; une Fête de carnaval; est-ce celle dont parle Vasari ? (6). un Mariage et une Orgie
(1) Jacope Morelli. Ouv. cit.
(2) Sous ces désignations il conviendrait probablement de voir les tableaux de Hieronymus Bosch ujourd’hui au musée impérial de Vienne.
(3) Louis Maeterlinck. Le genre satirique dans la peinture flamande. Ouv. cit.
(4) Dans l’inventaire des meubles de la maison de Granvelle de Besançon, dressé en 1667, publié lar Aug. Castan, dans les Mémoires d’archéologie, à la réunion des Sociétés Savantes des Départements, à la 'Orbonne en 1866, on lit :
« Deux aveugles qui se meinent l’un l’aultre de Breughel, d’haulteur d’un pié et douze poulces et emy, large de deux pieds quattre polces, moulure noire ».
Ne s’agirait-il pas du tableau dont il est question ci-dessus, acheté par Philippe II à la succession e Dn Felipe de Guevara en 1576 et indiqué comme suit : Dos ciegos que guia el uno el otro y detras una lujer ciega. Deux aveugles guidés l’un par l’autre et suivis d’une femme également aveugle.
(5) Vente consentie par Dona Beatriz de Haro viuda de Guevara et Don Ladron de Guevara, fils e Don Felipe de Guevara, commandeur de Santiago.
(6) Vasari. Ouv. cit.
avec des figures ridicules, « écrit Cean Bermudez (i), qui a vu le tableau au Buen Retire, dans les dernières années du XVIIP siècle ; X Homme sur la glace, représentant, dit un des inventaires en question, un homme qui avance sur la glace ; une Tète de cheval mort décharnée » ; un Enfant monstrueux que sa mère enveloppe dans un manteau, portrait, d’après Argote de Molina (2), d’un phénomène né en Allemagne qui paraissait à sa naissance avoir l’âge de sept ans.
N’est-il pas étrange, cet attrait des souverains espagnols pour ces résidus de nature ? En plus des figurations des nains et des idiots brossées par Velâzquez, Philippe IV avait fait placer, toujours au Buen Retiro, sa résidence de prédilection, deux toiles qu’il avait commandées à Carrefio (3), portraiturant, la première, revêtue d’un costume des plus riches, agrémenté de ganses et de galons d’or, une répugnante fillette, sorte de géante; la seconde, le même être, complètement nu, avec son ventre proéminent, ses bras trop courts, ses énormes cuisses boudinées, ses jambes arquées et ses pieds en dehors.
Revenons à Hieronymus Bosch ; après X Enfant monstrueux vient un Gros souffleur : des Aveugles, ou plutôt un vieil aveugle conduit par un autre aveugle qui lui tient la robe, et le Tribunal suprême, « grande toile peinte à l’huile où la Justice amène un homme arrêté et où la femme du bourreau paraît à cheval ». Il est difficile d’admettre que ce dernier tableau soit de Hieronymus Bosch ; ce serait peut-être le seul exemple d’une peinture de lui sur toile. Il est vrai que divers écrivains veulent qu’il ait aussi bien peint sur toile que sur bois et que c’est le plus de fragilité de la toile qui fait qu’aucune de ses œuvres exécutée ainsi ne soit arrivée jusqu’à nous. Ce semble difficile à admettre.
Dans un dernier inventaire de l’Alcazar de Madrid, dressé sous Philippe III et daté de i636, on trouve mentionnés cinq derniers tableaux de notre artiste, dont il ne reste plus trace : un Saint Christophe traversant une rivière avec différentes figures ; un Incendie ; un second Saint Christophe « vêtu d’une robe jaune et d’un manteau rouge et, derrière lui. Saint Antoine avec un bâton, une couronne de roses et une lanterne », et plus loin, au dernier plan, un château en flammes ; une Tentation de Saint Antoine, effet de nuit, faisant, toujours d’après cet inventaire, penser au Saint Christophe traversant la rivière. Ne seraient-ce pas les volets d’un triptyque ? Enfin, un Sorcier et une « Maison avec une vieille sur la porte » et, « au-dessus, une tête d’animal mort » (4).
Que sont devenus ces tableaux ainsi qu’un Saint Martin entouré dune
(1) Cean Bermudez. Ouv. cit.
(2) Argote de Molina. Ouv. cit.
(3) P. Lafond. Carrefio portraitiste. U Artiste. Janvier 1894.
(4) Au musée de Toulouse se trouve un tableau de Brascassat inspiré par la même idée, intitulé . Intérieur de sorcière, montrant dans une sorte de cuisine une vieille femme assise devant une chemmee surmontée d’un crâne de cheval sans peau ni muscles.
multitude de pauvres, deux esquisses du même sujet et la composition de Caresine et Charnage, mentionnés dans d’autres inventaires ? Il est à croire qu’ils ont été brûlés lors de l’incendie du Palais royal de Madrid. Que sont également devenues les compositions du Jouetir de Cornemuse dont le JoueiLv i de Cornemuse mlé, de Pierre Huys, du musée de Stettin, et le Joueur de Cornemuse et sa femme, du même Peter Huys, du musée de Bruxelles, ne sont que des réminiscences, du Christ mené au Calvaire, gravé dans l’officine de Cock, du Jîigement dernier, gravé par Alart du Hameel ?
Notons encore, dans un inventaire des biens laissés à sa mort par l’évêque de Siguenza, D” Juan Manuel, en iSqS, dressé par le peintre Gregorio Martinez en qualité d’expert, un tableau de Jérôme Bosch, représentant un Marchand de : soufflets (i).
En ces différentes peintures perdues de Hieronymus Bosch, des anciennes résidences royales d’Espagne, dans celle ayant appartenu à l’évêque de Siguenza, dans d’autres que nous ne pouvons signaler que par la seule mention de leurs titres, dont, grâce à leurs interprétations gravées, nous aurons l’occasion de nous occuper un peu plus loin, on trouve la genèse d’une grande partie de l’œuvre de Peter Bruegel (2). Tant pis si celui-ci y perd. Il est vrai que nombre de tableaux dus au pinceau de Bruegel ont été, en compensation, attribués à Hieronymus Bosch ; témoin : la Chute des anges rebelles du musée de Bruxelles (3), dont la signature a été récemment retrouvée ; le Triomphe de la mort, du musée du Prado (4), la Sorcière arrivant att sabbat du musée de Rouen (5), ce dernier, sinon de lui, tout au moins brossé d’après sa gravure Ira. Mais ce qui est hors de contestation, c’est que les sujets de ces différents tableaux, plus ou moins modifiés, sont empruntés au maître de Bois-le-Duc. Comme notre Molière, n’en déplaise à ses panégyristes, Bruegel prenait son bien où il le trouvait. Il est vrai qu’alors ces emprunts étaient admis. Les miséreux, les mendiants et les autres personnages faméliques des peintures et des gravures de Bruegel appartiennent au moins autant à Hieronymus Bosch qu’à lui ; c’est Hieronymus Bosch qui avait tracé le chemin où il s’est engagé.
C’est Hieronymus Bosch, le premier — Ses Tentations de Saint Antoine
(1) « En Vallid, 2 Agosto, iSgS. Dos lienços del follero con susmarcos, el uno de Pedro de frissa y el otro de g“o Bosque... » Inventaire dressé par le peintre Gregorio Martinez des biens laissés par l’évêque
I de Siguenza, Don Juan Manuel. — Voir : J. Marti y Monso. Estudios historico-artisticos relativos principalmente a Valladolid. Valladolid, Minon, s. d. p.
(2) R. VAN Bastelaer. Ouv. cit., p. 34, 68 et 70.
(3) A. J. Wauters. Catalogue historique et descriptif des tableaux anciens du musée de Bruxelles, 3e éd.. Van Oest, 1908, No 7g, p. 26.
I (4) P- de Madrazo. Catalogo de los cuadros del museo del Prado de Madrid, ouv. cit. N“ 1221, p. 217.
I (5) E. Lebel. Musée de Rouen. Catalogue des ouvrages de peinture, dessin,... J. Lecerf, Rouen,
1890, No 56, p. 8. Arrivée d’une sorcière au sabbat, catalogué sous le nom de Jérôme Bosch.
en font foi, nous ne saurions assez y insister — qui a, dans les manifestations de l’art, donné une place à ces monstres, à ces malheureux rencontrés alors de tous côtés dans les Flandres et les provinces néerlandaises, que d’infâmes exploiteurs, à l’aide d’opérations chirurgicales, arrivaient à rendre hideusement difformes, dans le but d’exciter la compassion publique. Ces boiteux, ces bancals, ces culs-de-jatte, ces aveugles étaient légion ; non moins nombreux les hallucinés, les maniaques, les possédés, les hystériques, les névrosés, les épileptiques. Ces résidus humains, Hieronymus Bosch les a étudiés avec une pénétrante sagacité. Il a rendu à merveille les mouvements incohérents des uns, les poses rigides des autres ; en ce genre, ces interprétations sont d’une précision scrupuleuse et avertie. Il est le premier peintre qui ait songé à ces malades mystérieux pour qui la Cour des miracles n’a aucun secret. Il connaît à merveille les capons, les francs-mitoux, les malingreux, les orphelins, les courtauds, les polissons, les riffaudés, les hubins, les mercandiers, les callots, les drilles, les narquois, toute cette hiérarchie de malfaiteurs qui pullulaient à son époque. Ce serait à croire que c’est chez Hieronymus Bosch que Victor Hugo a rencontré ces sujets du roi d’Egypte: le « faux soldat défaisant les bandages de sa fausse blessure », le « malingreux préparant avec du sang de bœuf sa jambe du lendemain, l’hydropique se dégonflant», le «jeune hubin prenant une leçon d’épilepsie», le «vieux sabouleux enseignant l’art d’écumer en mâchant un morceau de savon » (i).
Les drôles, écrit Jules Renouvier (2), « ne surgissent pas, comme on aurait pu le croire, à Lyon, séjour de Rabelais, ni à Strasbourg, où écrit Sébastien Brandt, ni à Mantoue, la patrie de Merlin Coccaie (3), mais à Bois-le-Duc ». En ces figurations Hieronymus Bosch a tracé la voie suivie après lui par les petits maîtres flamands et hollandais, non seulement par Bruegel, mais encore par les Ostade, Deniers, Craesbeeck, Jean Steen, etc. Au delà des Pyrénées, les peintres espagnols Ribera, Velâzquez, Alonso Cano, Carreno et autres, épris avant tout de réalité, se firent eux aussi une sorte de point d’honneur de reproduire des idiots, des contrefaits, des grotesques et des nains.
(1) V. Hugo. Notre-Dame de Paris, ouv. cit., tome pr, livre II, ch. IV.
(2) Renouvier. Histoire de l’origine et des progrès de la gravure aux Pays-Bas jusqu’à la fin du XV« siècle, Bruxelles, 1860. — Des types et des manières des maîtres graveurs, Montpellier, 1854.
(3) Théophile Folengo, moine bénédictin, né à Mantoue en 1491, mort en 1544, mena une vie assez dissolue. Sous le pseudonyme de Merlin Coccaio, il a publié une Histoire macaronique où il mêle le latin, l’italien et divers patois; cet ouvrage, qui jouit longtemps d’une grande célébrité, a été traduit en français quelques années après son apparition, à Venise, en iSiy.