Syuypos. Quelques exemplaires, au dire de Galien Com. T
texte 28, p. 88, et d’Étienne, p. 117), portent ira)/n»s, palpitation produite par un pneuma dataient; « mais suivant Galien la première leçon était U plus répandue, et il faut cntendrece mot soit des pulsations qui accompagnent les grandes inflammations, soit du mou* vernent, sensible pour le malade, de la grande artère qni est le long du rachis ;.car il est évident qu’il s’agit ici d’une grande pulsation , d’un mouvement violent des artères, tantôt sensible pour te malade seul , tantôt visible pour ceux qui l’assistent. Le mot n’était
pris par les anciens que dans ce dernier sens , mais Hippocrate l’a étendu à (put mouvement des vaisseaux, et parait avoir eu une connaissance réelle du pouls. » — Cf. aussi Foés, OEcon ., au mot af-j-ip-ài et Galien, Com. in lib. de Hum., t. 24, p. 203, t. XVI.
20. « Hippocrate a coutume d’appeler o!3*i/ix toute élévation contre nature; les médecins modernes appellent seulement ainsi une tumeur insensible au loucher et molle; et celle qu’ils appellent vulgairement phlegmon, Hippocrate la distingue par les mots dure et
DU PRONOSTIC
douloureuse ; car il se sert du mol yj.zyp.o-jr, , au lieu de yïôyumt » (phlogose, inflammation). (Gai., Com. I , textes 29 et 30, p. 91 et sait'. Cf. aussi Étienne, p. 119 et suit'.)
SI. M. Littré a expulsé de son texte ce membre de phrase ; mais il est donné par quatre manuscrits. Galien, il est vrai , ne le commente pas; toutefois son commentaire ne l’expulse pas non plus. La sentence parallèle des Coaques justifie d’ailleurs en partie la restitution que j’ai faite.
12. « Il faut savoir, dit Étienne (p. 1 22), qu’Hippocrate n’appelle pas y.oùir, seulement l’estomac, les intestins et le thorax , mais aussi la rate et le foie; et c’est de ces. viscères qu’il parle ici, puisqu’il s’agildes hvpocoudres. »— Jem’en tiens à l'interprétation de Galien, suivant lequel Hippocrate semble marquer ici une différence entre l'bypocondrc et les autres parties du ventre. Voir note 1 7 ci-dessus.
23. AtatrvuijttscTa. Hippocrate appelle ainsi toute tumeur contre nature renfermant du pus en abondance et arrivé à coction (Gai., Com. I texte 40, p. 102). C’est ce que nous appelons abcès, collections purulcutcs, ou, avec les anciens, aposlhèmes.
24. Ces propriétés physiques ont été également reconnues par les modernes comme constituant les qualités du pus louable (cf. entre autres l'excellent article que M. P.-H. Bérarda consacré au pus , dans le 20' vol. du Dict. de médecine).
26. ’Xof.uTtsi. Voici deux passages de la collection hippocratique qui complètent ce qui est dit ici sur les hydropisics.
« Il y a deux espèces d’hydropisie : l’une qui est sous-cutanée et qu’il est impossible de guérir quand elle attaque ; l’autre avec
1 ’YTroîapxtüio;. Il s’agit sans doute de notre anasarqite [caùaipxx ou y.xrù. uipx.7. des médecins modernes; Galien, Com. IV, in lih.de in acitt., t. 93, p. 891, t. XV). L’auleur de Vlnlroductio sCii Mi-dictts, t. XIV, p. 74s , dit qu’il y a pour Hippocrate deux espèces d’hydropisie, la tympanite et l'ascite; dans toutes les deux , l’eau est entre les intestins et le péritoine , niais dans la première il y a plus de gaz que d'eau , puis il ajoute . Dans l liyilropisie sous-cutanée, toutes les parties solides du corps se fondent en eau; Hippocrate la juge incurable. Comme on voit , it y a confusion dans la pensée ou dans l’expression de l’auteur. — Cœlius Aurélianus ( Morb .■ Citron. , VI Ji , 3, p. 368) dit qu’Hippocrate et Dioclès divisaient les hydropisies en ascite et en sons-cutauée. M. Ermerins (p. 264 ) remarque qu’il n'a jamais trouvé le mot ào/.irrif dans Hippocrate. L’auteur du Traité des Maladies ( liv. I, t. 1er, éd. de K., p. 168), place l’anasarque avec la phthisie, au nombre des maladies
incurables Voyez du reste pour l'histoire de l’hydropisie le Dict. de Med.,
t. XVI , art. Ht/dro p., par M. Littré ; et Cnmp. de Méd. , art. Anasartjite et Bydropisie.
■VOTES
emphysème, qui ne guérit que par un bonheur exceptionnel , et surtout à l'aide de l’exercice, des fumigations, de la tempérance et par l’usage d’alimcuts secs et mordicants ; c’est le moyen de faire couler les urines et de fortifier. Quand il y a de l’oppression , qu’on est en été , que le sujet est vigoureux , à la fleur de l’âge , on doit lui tirer du sang du bras , lui donner du pain chaud trempé dans du vin rouge et de l’huile , lui permettre le moins de boisson possible, lui prescrire un grand exercice, le mettre à l’usage de la viande de porc bien charnue et cuite avec du vinaigre, afin qu’il puisse supporter les promenades sur un terrain inégal. » ( Extrait de l 'Appendice au traité du Régime dans les ynaladies aiguës , trad. sur le texte de M. Littré, t. Il, p. 4 06, §. 20. i — « Le scrotum devient transparent ; la région des clavicules , le cou et la poitrine maigrissent ; ces parties se fondent, s’écoulent vers le ventre; les parties inférieures se remplissent d’eau. On tombe dans le dégoût : la constipation est quelquefois grande, quelquefois le ventre est relâché; les urines ne coulent point comme il faudrait; le corps est parcouru de temps à autre par des frissons irréguliers. Quelquefois il survient de la fièvre. I.e visage s’enfle chez quelques-uns ; chez d’autres, non. Quelquefois , quand la maladie est longue , la peau des jambes se rompt, et il en coule des eaux. On tombe dans l’insomnie ; on devient très faible, surtout des lombes. Quand on a mangé ou bu, on sent de plus violentes douleurs à la rate, la respiration devient fréquente. Tels sont les symptômes de l’hydropisic. Quelquefois elle n’oflecte que le ventre, avec ou sans fièvre; le ventre augmente de volume , les jambes s’œdématient ; toutes les parties supérieures deviennent grêles , chez ceux qui sont dans ce cas. Les symptômes , en général , sont plus doux , quand il ne se fait point d’œdème aux jambes; on supporte alors le mal d’autant plus facilement que les jambes s’enflent moins. » ( Ext. du traité des Maladies , liv. IV, p. 514 et 515, éd. de F.). — L’auteur du traité des slffeclions (Focs, p. 522), après avoir rappelé les diverses causes de l’hydropisie ascite, dit que si l’on ne peut la guérir par les médicaments et le régime , il faut recourir â l'incision ( paracentèse) pour évacuer les eaux. On doit faire cette incision près de l’ombilic ou en arrière près de l’os des îles (SntsOev xkt irr,j iayova); il ajoute que quelques-uns réchappent au moyen de celte opération.
2G. ’A-à rüv xeveivwv. Hippocrate appelle xevsâvas la partie comprise latéralement entre les dernières fausses côtes et le bord de l’os des îles (rfo toü /ay ôvot ottoü) (Galien, Com. II, texte 1 , p. 112; Étienne, p. 128,. Èfolien ( Gloss., 218) donne aussi la même définition. Suivant la remarque de Galien et d’Étienne , ces
DU PRONOSTIC
parties semblent , en effet , plus vides que celles qui placées au-dessus et au-dessous, sont circonscrites par les côtes et par le bassin. Hippocrate se sert très souvent du mot xev»<v; cf. Eustach., Adnot, in lirai. ; loc. cil. — Celse traduit ce mot par ilia.
27. « Quand ces tumeurs commencent à se former, dit Galien (texte 3, p. 110), le plus souvent elles s’affaissent, après s’étre élevées tout d’abord, en sorte que , pour le vulgaire, elles semblent tout à fait disparues ; mais bientôt elles s’élèvent de nouveau, pour s’affaisser et pour s’élever encore. Quand il s’est passé un peu de temps , elles restent pour toujours proéminentes ; elles diffèrent de celles qui se forment dans les flancs , en ce que celles-ci se vident parla pression .étant composées d’une humeur phegmatique, et non pas, comme celles-là, d’un pneuma Hâtaient. »
28. Le refroidissement des extrémités dans une affection aiguë tient à une vive inflammation des viscères, inflammation qui se révèle à l'extérieur par un vif développement de chaleur anormale ; c’est ce qui est appelé fièvre lypirie. (Gai., Com. II, in Prug., t. IV, p. 121 , t. 18. — Cf. aussi Com. II , in lib. de Vicl. rat. in morb. acut., t. 48, t. XV, p. 512; et les notes 12 du Régime dans les malad. aig. et 8 du Prorrh. )
29. Hippocrate, avec les anciens, divisait le jour en trois parties : la première de six heures du matin à dix heures ; la seconde , de dix à deux heures après midi ; la troisième , de deux à six heures du soir (Rosquillon , notœ in Progn., p. 100).
30. Aemo ôu/uiic (défaillance). Ce mot vient de -roü Ou,uoû seu ôujutoctiîoOi . j.tîÿif , perle de la faculté vitale, comme /ciTtej/vxfst , (de ifux») et itimiv ) signifie perle de la faculté animale: ces deux mots sont pris comme synonymes. Dans la lipothymie ou lipopsychic , il y a perle de la sensibilité et du mouvement , avec persistance de la circulation et de la respiration , tandis que ces deux fonctions sont suspendues dans la syncope. La lipothymie est regardée généralement comme le premier degré de la syncope. — Cf. Gorris, JJéfin. mèd. , au mol /«TtsOuwioc : — Nystcn. Dict. des termes de médecine, 8e éd.; — Gai., de Melh. tned. ad Glauc., I, 18, t. XI, p. 48 ; — de Sympt. caus., III , 0 , t. VIH , p. 252 ; — Com. V, iu Aph. 50, t. XVIII, p. 852, où il dit que la lipothymie est le symptôme de toute évacuation immodérée. — Cf. encore Gruner, Anliq. morb., p. 255 etsuiv.
31. ’E/uiiiSstî (TTf&yyù/as. Galien (Com. in Aphov. III, 20) et Étienne (p. 153) distinguent trois espèces de vers : les ascarides, petits vers qui se trouvent principalement dans le gros intestin (ascarides vermiculaires), et qui se développent surtout chez les
Ù26 NOTES
bêtes de somme dont la digestion sefait mal; 1 os lombrics {'rrcoy'/O/ a t) , vers arrondis qui se développent principalement dans la partie supérieure des intestins et jusque dans l’estomac, sont très fréquents chez les enfants: les vers plats (ténias) , qui atteignent quelquefois une longueur énorme , sont moins fréquents et se rencontrent dans toutes les portions de l’intestin.' — Gf. aussi Paul d’Kgine, IV, 57.
32. M. Littré traduit comme s’il ne s’agissait que d’une seule espèce d’excréments ; mais quand Galien (Com. II, in Prognost., texte 21 , p. 140; Coin. II, in lib. de Hum., texte 19, p. 184, t. XVI ) et Étienne ( p. 154 et suiv. ) n’établiraient pas positivement qu’il faut entendre ici deux espèces d’excréments , le texte même devrait, ce me semble, conduire à celte Interprétation. C’était, du reste, celle de Vallésius et de Bosquillon (t. II, note, p. 104). — Érugineux manque dans le commentaire de Galien , dans Étienne et dans le manuscrit Collationné par Bosquillon.
33. M. Littré traduit : « Surtout s’il se termine par une évacuation , etc. » L’interprétation que j’ai adoptée me semble ressortir du contexte môme ; elle est, du reste, appuyée sur le commentaire de Galien (texte 25, p. 145).
34. Galien distingue dans l’urine le sédiment ou hypostase, qui s’attache au fond du vase; les suspensions, qui sont appelées nuages ( lefifou ) quand elles descendent vêts le fond du vase ; énéorèmes ( ivxioiptu-xrz ) quand elles montent vers le haut (Com. II, texte 26, p. 1 46) ; cf. aussi Étienne, p. 171. — Je remarque que dans ect endroit il y a beaucoup de désordre dans son commentaire.
35. Galien, dans son Glossaire (p. 590), dit : * Ce mot ne signifie pas seulement toute humeur blanche et froide , mais encore la phlogose (inflammation). * Foës, dans son Economie , a recueilli avec grand soin les passages les plus importants de la collection où ce mot est employé dans l’une ou l’autre acception ; on trouve un exemple de la seconde, §. 18, p. 78, note 49. Galien ( Tic Differ. feb., II, 0, p. 347, t. VII) dit que le mot <? 7l-/y.<x n’est pas employé pour désigner une humeur froide et blanche seulement par Hippocrate, mais par tous les anciens médecins et par les Grecs en général. « Prodicus, ajoute-t-il dons son traité sur la Nature de l’homme, se trompe sur ce mot, auquel il donne une étymologie extraordinaire, mais je n’ai pas le temps ici de m’arrêter sur de pareilles choses. » Ailleurs [de Naluralibus facullal. , II, 9, t. II, p. 130), il nous apprend que ce Prodicus, sur les néologismes duquel Platon s’est longuement étendu, appelait jftbyxv ( mucus ) cequeles autres nomrnaicnt^/é//ji«,et qu'il réservait ce nom à ce qu’il y avait de brûlé, de cuit outre mesure dans les sucs ; faisant dériver
DU PRONOSTIC
de n tfU/Ozi ( de e/r/w, brûler). Galien revient encore sur ces innovations de Prodicus dans son commentaire sur le traité de Aliw»ettlo(L'om. III, t. 17, p. 325, l.XV) : quoiqu’on dise l’illustre médecin de Pergame, je me rangerais volontiers à l’avis de Prodicus, qui, par sa division , faisait cesser une contradiction choquante entre les deux significations siopposées du mot phlcgme; et en cela ilse rapprochait beaucoup plus que les autres médecins anciens des idées modernes — Nous désignons encore sous le nom générique de mucus, ou mucosités, lesdiverscs humeurs comprises sous les dénominations de tf'/i'/fj-T. ou de fj.b-ja.
30. Le texte vulgaire porte : « Le vomissement lo plus avanla- « geux est celui qui est composé de phlegme et de bile mélangés « le plus exactement possible. Les matières vomies, etc. ; » puis, « car , moins les matières sont mélangées , etc. » Évidemment ce membre de phrase : « les matières vomies, etc. » ne se trouve pas à sa place dans le texte vulgaire ; il interrompt la suite des idées, et il m’a semblé que je pouvais, sans trop de témérité, lui donner celle qu’il occupe dans ma traduction. — « Hippocrate , dit Galien (Com. Il , t. 38 , t. XVIII , p. 105) , a montré clairement par le contexte ce qu'il appelle pur ( tô Zxpxtov ), en l’opposant à ce qui est mélangé ( to p.;pn-/fiivo-j). Nous disons qu’un vin est pur quand il n’y a pas d’eau du tout ou qu’il y en a très peu; et les autres choses sont dites pures chez les Grecs quand elles existent seules par elles-mêmes, cl qu’elles ne sont mélangées à aucune autre. Or, nous voyons quelquefois la bile jaune être rejetée épaisse et tout à fait jaune par les vomissements et les déjections alvincs ; souvent nous lu voyons sortir plus liquide et moins jaune, on l’appelle alors proprement bile jaune-pile ( ù%p&'). Elle est entièrement mélangée avec une humeur pblegtnalique, ténue ou aqueuse. Hippocrate veut donc qu’aucune humeur ne paraisse pure, mais qu’elles soient mêlées les unes avec les autres; car la hile pure indique une grande chaleur et le phlcgme pur un grand froid. » • .
37. El Si zai nslvra rk yp’,'.p.y,rx... ïp.in. Galien ( Com. II, t. 40,
p. 169) dit que l’on peut entendre navra ri soit des cou-
leurs qui viennent d’clre indiquées, soit d’autres couleurs mêlées avec elles: c’est ce dernier sens que M. Littré parait avoir suivi, car il traduit : a des matières de toutes tes couleurs. »
38. liî/sl r w lïï.v’jp/sia. xai Tàîn/svpae. Voilà la pneumonie nettement distinguée de la pleurésie; mais l’auteur, confondant le siège véritable delà maladie et celui de la douleur, rapporte la pleurésie non à la plèvre, mais aux parois memes de la poitrine. II/.eu pi signifie proprement côte ; c’est par extension que les parois de la poitrine ,
NOTES
ordinairement désignées sous le nom de wiiu pot, furent appelées •7t),ev/55((. La plèvre s’appelait chez les Grecs weÇ mimJî ( membrana guccingens). (Cf. Gai. de sldm. anal., Vil, 2, I. 2, p. 591).— Suivant M. Littré ( 1. 1, p. 237 ), Dioclès avait reconnu que c’est la plèvre qui est malade dans la pleurésie.
39. T xyt'jii; /.ai txmnitiii. Galien dit ( t. 43, p. 170) : « ra^éw; veut dire dès le début de la maladie ; car rz/éuç s'entend de deux manières : il signifie ou la première période de toute la maladie, ou l’espaçe de temps que l’action met à se faire. Ewittew; veut dire facilement et promptement. » M. Littré n’a traduit que ce dernier mot.
40. Le texte porte £vjupiEpuy/£Évov... T oÇzvdbv ioyypôii, i. M. Littré traduit par -, « la portion rouillée doit être dès lors en forte proportion dans le crachat. » Je crois avoir mieux suivi Galien, qui dit ( t. 44-, p. 173) : ivxvpüi se rapporte à |u/t. et non à ?a»0.; il sigifie ici /iav et /*à/iara ; il ajoute que ceci doit s’entendre pour les crachats comme pour les vomissements (§. 13, tm'f. ). — Voir aussi note 36.
41. Al/à è& iv Çs»? èv rr, ÿâpw/yi. Toute littérale qu’est ma
traduction, elle ne rend pas la vérité et la beauté de ce texte.
42. K opoÇa. Chez les anciens , ce mot désigne tantôt l’humeur qui s’écoule du nez dans le coryza ( Gai., Com. 11, in Progn., t. 49, p. 180, t. XVIII ; Theoph. de Fab. corp. hum., p. 200), et tantôt cette maladie elle-même (Gai., de Synipt. caus., 111, 11, t. VII, p. 263; Théoph., lib. cit., p. 133 et 1 43 ). — Quand le cerveau est plein d’humeur , et que celle humeur s’écoule dans le palais (ÙKipÿov, l’arrière-gorge?) on appelle cela catarrhe ( xurAppous ); quand c'est dans la trachée-artère , rhume ( fax yyo; ) ; quand c’est dans les narines, coryza.— Cf. Th. Nonnus, F.pid. de curai, morb., cap. 22, t. 1 , p. 88 , éd de Bernard. Golhæ et Amstelod., 2 vol. iu-8°, 1794.
43. Il est assez difficile de déterminer de quelles collections purulentes il s’agit ici ; la traduction doit rester vague comme le texte. Galien (Com. II, texte 67 , p. 19G) et Étienne (p. 189) pensent qu’il est encore question des collections de la poitrine, mais de celles qui sont froides.
44. M. Littré traduit : « Le côté dans lequel le malade éprouve la sensation gravativeest celui où s’est opéré l’empyème.» Celle traduction me semble ou ne pas rendre le fait que l'auteur a voulu exprimer, ou le rendre d’une manière obscure. >
46. Eu^ùou?. « Eunrio; signifie littéralement, qui a une collection pumlcnte, qu’elle soit encore rassemblée dans la partie qui a été prise tout d’abord de phlegmasie, ou qu’elle se soit déjà rompue; mais
Dü PRONOSTIC.
les médecins onl coutume d’appeler ïp-rtZooi ceux surtout qui ont une collec tion purulente dans le thorax et dans le poumon. » — Gai., Com. II , texte tiO , p. 20J).
4(i. rirojc/.tïtto;. Ce mol signifie , pour les anciens comme pour les modernes, une sécrétion surabondante avec expuition fréquente de la salive. {Voir Foës , OEcon., a ce mot.)
47. Je me suis conformé, pour la traduction de ce passsage, au texte, que M. Littré a très heureusement restitué, et à sa judicieuse interprétation.
48. Le texte imprimé par M. Littré porte /ir.Si ri/urot. J’ai retranché la négation avec M. Crincrins (voir note 76, p 78 de sa thèse), et conformément à la sentence parallèle des Conques. Galien (Com. II , t. 65, p. 212) ne se prononce pas entre ces deux leçons, sur lesquelles il disserte longuement.
4!). Ocutv a »... too y/iy/taTos rt iy/lvtrxi. Galien veut qu’on interprète yiéy^a par chaleur contre nature , qui produit l’érysipèle (inflammation) ou ce qu’ou appelle proprement phlegmon, et non par humeur pituiteuse (Com. Il , texte 66, p. 214). M. Littré traduit par engorgement; il faudrait, je crois, ajouter inflammatoire. (Voir note 35.)